Affichage des articles dont le libellé est DOOM/DEATH METAL. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DOOM/DEATH METAL. Afficher tous les articles

jeudi 23 mars 2023

MIASMA OF OCCULT LIMBS - Occvlta Caerimonia Putridvm



Et voici la future nouvelle star du death/doom Chilien. Que dis-je, juste Chilien !! Du Mooooonde entier, M'sieurs, Dames !!!  Quoi ?  Tu penses que ça y est, j'ai tourné la carte ?  Que je divague ?  Qu'il débloque pour de bon le père Presse-purée ?  Évidemment, libre à toi de penser ainsi... Néanmoins, m'est avis qu'une fois que tu auras daigné poser une oreille là-dessus, tu en seras pour tes frais.
Et pas qu'un peu.
Impitoyable, infernal, une voix d'outre-tombe qui semble vouloir t'emporter avec elle dans l'autre monde, des riffs qui eux aussi semblent n'avoir d'autre but que de te dominer, te contraindre, toujours plus serré, et te lier à jamais dans les ténèbres, où la folie sera ta meilleure compagnie, perdu que tu es, entre tous les changements de rythmique de ces compos labyrinthesques.
Sérieusement, je me demande à quoi sert de continuer à te faire l'article: pour peu que tu aies déjà lancé la lecture (comment ça, pas encore !?), te voila déjà damné.
Sans label à l'heure où je tapote mon charabia, dis-toi bien que ça ne va pas durer, du moins je l'espère: une telle pépite ne peut rester dématérialisée encore très longtemps.

vendredi 10 mars 2023

BLACK WOUND - Wither



Quelqu'un peut-il me dire pourquoi on en parle pas plus de ces Suédois ?  Parce que dès la demo To the Endless Depths, y avait déjà de quoi commencer à s'affoler. Mais là c'est encore autre chose. A new level comme dirait l'autre.     
Il emmène loin, loin de tout. Évidemment que je parle du morceau Ocean.
Alors que la pluie et les embruns fouettent ton visage, tu te doutes que ce voyage a toutes les chances d'être sans retour. Tu fais bien de t'y préparer.
Avant peu, tu plongeras tête la première, englouti, là où la lumière meurt petit à petit, inexorablement. Dans un dernier spasme, tu lutteras, l'instinct de survie est fort, mais pas suffisamment face à l'inévitable.
Est-il normal que tu entendes les sirènes alors que tu as déjà touché le fond ?  Fantastique. L'idée de devenir un festin pour les poissons n'a jamais semblé si réconfortante.
Flux, reflux, et vagues scélérates. On t'a déjà dit que la mort par noyade est une des plus douce qui soit ?

lundi 27 février 2023

NEPHILIM'S NOOSE - Blood Chants of Impiety



Tu te souviens de la lame de fond death/doom 2021. Elle a laissé des traces.
Après un millésime 2022 parti à l'opposé avec ses nombreuses sorties grind à défriser les moutons de Mongolie, la ventilation orchestrée façon puzzle, se pourrait-il qu'on soit à nouveau plongé dans les abysses maudites, nappage goudron en sus ?  Rien n'est moins sûr, néanmoins ce second album des Canadiens de Nephilim's Noose devrait marquer les esprits, même les plus blasés.
C'est un amalgame infâme et impitoyable, maladif au possible, qui va bringuebaler ta carcasse sans ménagement. Tu souffriras les saccades de ces rituels franchement pas jojos auxquels tu as été convié... nope, maintenant que le sang et les fluides organiques te giclent au visage, il est trop tard pour reculer. Ne te reste plus que l'abandon, une chute qui semble interminable, en slow motion, les hurlements et vociférations de déments percent ta caboche, avant de te reprendre un assaut redoutable en plein poire, sans merci.
Empli d'une religiosité et d'une dévotion fanatique, cet album démontre un sens de la composition beaucoup plus fin que ce que les morceaux de bidoches sanguinolentes qui ornent cette fosse à purin pouvaient le laisser à penser.

mercredi 19 octobre 2022

FALLEN HORIZON - To the Horizons Lost



Il y a peu, je parlais déjà de bricoleurs de l'impossible, et bien en voilà d'autres, capables d'engendrer des phénomènes pas croyables.
Comme là, qu'on regarde ces constructions, échafaudages improbables, tout de traviole, tenant par je ne sais quel miracle.
On attend. On se dit que ça ne va pas durer, et que tout le boxon va s’effondrer sous peu... Comme ça !  Vlan !  Irréversible.
Mais toujours subjugué, on ne fait plus vraiment attention où nos pensées nous mènent, toujours plus avant, tout éberlué par le côté primal et biscornu de l'architecture céans.
Et c'est en général à ce moment précis qu'on finit par se rendre compte qu'on ne retrouve pas notre chemin. Ni celui par lequel on est arrivé, ni une quelconque autre issue. Comme si on avait été patiemment emmuré, laissé avec seul compagnon que notre propre conscience.
Ouais, c'est moche.
Primitivement introspectif ?  Pourquoi pas. Mais quoiqu'il en soit, piégé, encore.
Mes divagations ne t'évoquent rien ?  En ce cas, peut-être trouveras-tu plus utile de savoir que ce groupe se réclame de Hellhammer, Autopsy, et du premier Paradise Lost. Ça s'entend.

vendredi 2 septembre 2022

MØREMYRK - MMXXII Demos



Y a des bricoleurs. Des gars qui croupissent dans leur cave, et qui avec des moyens plus ou moins rudimentaires se lancent dans l'invocation de Grands Anciens. D'autres ont déjà essayé, ils ont eu des problèmes.
Et puis il y a ceux qui accouchent de l’Innommable. Le death/doom hideux, sans forme. La terreur rampante. Le malaise latent. Les riffs grouillent de partout, vicieux comme pas deux.
À ce stade, je n'arrive toujours pas à me décider sur cette bàr. Rigide, mécanique... dans un premier temps, j'ai pensé que ça sonnerait mille fois mieux avec un peu plus d'organique... mais je doute sérieusement désormais. Le côté implacable, déshumanisé n'est probablement pas pour rien dans l'attrait général de ces trois compositions.
Probablement une des demos les plus intéressantes du genre cette année, et une formation Indonésienne de plus à garder à l’œil, assurément.

mercredi 27 juillet 2022

DREAD EMPEROR - Pale Death​.​.​. With Treble Dread



Ouh que c'est mal produit... Ouh que c'est vilain... Ouh que c'est tout de traviole, vieux crabe, et tout baveux. Mais... eh attends... mais c'est vachement bien ce truc !
Hallucinée, voila la zone industrialo-portuaire à marée basse, et des tréfonds du cloaque, venue de nul part, une guitare lead illuminée irradie et transcende le tout.
Bousculée, bringuebalée par le ressac, toi: la dépouille désarticulée. Les séquences se succèdent comme autant de prises et pertes de conscience. Les riffs se devinent et se ressentent plus qu'ils ne se font entendre. La sourde menace...
Le Chaos Rampant, tu connais ?

vendredi 15 juillet 2022

PENNY COFFIN - Σκελετικο Σκοταδι



Penny Coffin est un groupe gréco-écossais qui offre ici son deuxième EP après un premier déjà fort savoureux pour celui qui goûte le death/doom. Death/doom, oui... non, ne pars pas tout de suite, même si tu as fait une indigestion du genre en 2021. Pourquoi ?  Eh beh parce que. Non ?  Ok, je veux bien développer un tant soit peu, mais c'est bien parce que c'est toi.
Disons que sous des apparences on ne peut plus classique, Penny Coffin parvient à sonner... hmmm... peut-être pas original, ni décalé... mais habité, ça c'est sûr. Ça se joue à pas grand chose, mais ils me semblent plutôt dégourdis quand il s'agit d'insuffler une ambiance délétère. Ambiance qui n'est pas uniquement obtenue par des samples éculés (oui, bon, y'en a quand même deux ou trois, dont un de Bad Lieutenant si je ne m'abuse), mais simplement avec des riffs lourds, neurasthéniques, et autre leads lancinantes et malintentionnées, quelques passages en son clair (dISEMBOWELMENT, Spectral Voice, toussa toussa)... en ceci, le morceau titre est très représentatif.
La tonalité de la batterie me gêne un peu parfois... un rien mécanique et froide à mon goût, mais rien de rédhibitoire. D'ailleurs on pourrait même arguer que cela contribue à renforcer le malaise.
Pour le reste, celui qui n'est en quête que d'un passage à tabac auditif devrait également trouver son bonheur, en particulier avec Jaws et Finality.  
Peut-être pas incontournable... mais solide, et largement suffisant pour que je guette la suite.

mardi 28 juin 2022

MUTANT - The Awakening Conscience



Non, je n'ai pas cessé d'écouter du death. 'pas fou non ?!
Tiens, en veux-tu, en voilà: du death metal à l'ancienne, primordial, sauvage, rugueux, mais aussi riche et très chiadé. Ses ambiances évidemment sulfureuses, les riffs, les tremolos qui s'entremêlent, les bends du malaise (Bewildered Millions), le clavier occasionnel mais qui intervient à point nommé (The Awakening Conscience), la batterie et les rythmiques non-linéaires, et la basse tendue, pas cachée au fond du mix, et puis un growl rêche, plus aboyé que profond, mais parfaitement calibré pour se poser sur ces compositions fétides. Passer à côté de cette formidable demo, comme beaucoup semblent le faire, c'est ni plus ni moins qu'un crime !
Il y a déjà un bout de temps, je me réjouissais d'une renaissance indéniable de la scène de l'autre côté de la Manche. Eh bien, qu'on se le dise: Mutant ne fera pas tâche dans le paysage anglois.

samedi 12 mars 2022

BESOTTEN - In Filth It Will Be Found


 

Bienvenue l'ami, bienvenue... Aimerais-tu du death/doom grave, crado au dernier degré, et ce malgré un son plutôt dépouillé ?
Du riffing sale de malandrin, aux atmosphères moites irrespirables, en passant par ces séquences au groove irrésistible qui vont te faire remuer du derche comme pas permis, les trois garnements à l’œuvre ont fichtrement bien réussi leur entrée en matière avec cette demo.
Allez, viens donc patauger dans le marécage nauséabond, la fange, découvrir sa faune pittoresque (pas sûr que tu en réchapperas indemne) !


mercredi 2 mars 2022

UNEARTHLY RITES - Unearthly Rites



Les mille-et-un parpaings du death/doom cuvée MMXXI présente Unearthly Rites et son EP éponyme.
Oh il a pas l'air du truc incontournable, aux premières mesures.
Un début sympathique pour tout amateur de ce genre de délicatesse, mais qui ne fait pas trembler véritablement les fondations du genre.
Sauf qu'à s'arrêter prématurément sur ce sentiment, on ferait une bourde, une grosse.
L'air terne et glauque, un peu amorphe, et puis... et puis, justement ça prend forme, ça commence à se remuer sa graisse, mollement, mais sûrement. Oui, tu dodelines de la tête hein ?  ne nie pas !
Beaucoup de leads un peu random, un growl incompréhensible, du groove de porcasse décérébrée, sale, qui finit par s'emballer sévère, genre bête féroce, sauvage et débridée, qui n'aurait plus qu'une envie: te manger tout cru.
EAT ME ALIVE !

lundi 24 janvier 2022

OOTHECA - Excretions of Lore



À l'instar de 2020, 2021 n'aura pas été avare en sorties de qualité, en particulier côté death/doom. Je radote, mais on frise tout de même l'indigestion, et seuls ceux dotés des appétits les plus gargantuesques pourraient ne pas en avoir encore eu assez.
Dans ce contexte, je gardais sous le coude cette toute petite demo de Ootheca depuis sa sortie.
Expédiée en moins de dix minutes, intro/interlude/outro comprises, la dite demo ne bouchera pas même une dent creuse des ogres audiophiles audiophages qui rôdent dans la zone. Mais ce serait tout de même dommage de gober le tout sans se rendre compte du potentiel non-négligeable ici présent, sans prendre le temps de bien mastiquer et goûter la finesse de ces ambiances. Car de l'ambiance il y en a. C'est même un genre de tour de force de concentrer en si peu de temps autant de promesses de brutalités et de subtiles nuances, au vu du style pratiqué.
Riffs extrêmement solides, alternance de passages lourds et de blasts inflexibles, nappes de claviers énigmatiques, et un sens de la composition indéniable... Maintenant ça serait chouette que les deux loustics coupables donnent rapidement une suite à cet apéritif des plus alléchants.

jeudi 13 janvier 2022

THAUMATURGY - Charnel Gnosis



L’œil était dans la tombe et regardait... bah vous, c'te bonne blague !
Appel à toutes celles et ceux qui n'en ont pas encore eu leur saoul en death/doom era 2021, et à qui il reste donc un petit peu de place. Oui, je sais que je m'adresse à des boulimiques, mais tout de même.
Il faudra nécessairement en être pour goûter la vision suffocante, cryptique et maladive de l'art en question, et qui est ici servie en quatre tranches bien épaisses. Une vénération revendiquée pour les parrains Incantation (celui des premiers albums évidemment), ainsi qu'à quelques autres plus ou moins évidents.
Question originalité, on repassera, mais vous commencez à être habitué, nope ?  Et puis quand c'est fait avec le cœur et les tripes comme ici, pourquoi résister ?  D'autant que la production me plait bien, sans excès de puissance suspect, rugueuse ce qu'il faut, avec ces guitares âpres... même si je dois bien avouer que j'aurais aimé une basse moins discrète.
Il est tout seul l'animal, mais de toute évidence, ils doivent être plusieurs à partager son enveloppe charnelle, à ce ricain, là.

vendredi 10 décembre 2021

VOID WITCH - Void Witch 2021 Demo


 

Ne faites pas la même erreur que moi. Ne snobez pas ce truc, même si lors de vos premières minutes d'écoute, vous tirez une tête de six pieds de long et vous demandez qu'est-ce que c'est que ça ?
Parce que "ça", c'est probablement une des demos les plus ébouriffantes en matière de doom/death qu'il m'ait été donné d'écouter cette année. Je déconne pas.
Ne surtout pas se laisser abuser par ce premier morceau, qui semble presque la jouer langoureux dans son approche, tout en douceur... alors qu'il n'en est rien !  Le bidule est corrompu jusqu'à la moelle. Cette lead trompe son monde, elle vous mène par le bout de votre nez, jusqu'à votre perte !  Quand le riff gras déboule, il est trop tard. Et quand il est rejoint par une nouvelle lead venue d'ailleurs, vous aurez beau douter, vous interroger, croyez-moi: le mal est fait.
Ce mystérieux collectif texan rend un vibrant hommage aux pionniers de l'underground du tout début 90, qui n'hésitaient pas à laisser libre court à leur imagination, plutôt qu'à répéter des plans déjà vus et revus.
Un bien étrange labyrinthe que Void Witch vous invite à traverser, donc. Les fausses pistes sont assez nombreuses, malgré un format relativement ramassé, et il vous faudra probablement quelques écoutes pour apprécier à sa juste valeur une telle demo.
La terreur peut assurément prendre diverses formes.

mardi 30 novembre 2021

IRON CHAIR - The Demonstration



Une obscure masse nébuleuse et menaçante, d'abord diffuse, mais qui vous fera sombrer, puis suffoquer, lentement mais sûrement.
La malignité est ici évidente. En bon français: ça pue.
Ce black/death difforme est l'expression orchestrée du traquenard.
Entre bouffées d'hyperviolence bestiale, ce growl répugnant, et des hallucinations qui vous laisseront médusé, comme ces notes de guitares amplifiées en son clair à la façon de certains groupes de death/doom.
Il faut prendre le temps, jouer sur les émotions, souffler le chaud et le froid... ça serait dommage de gâcher toute cette bonne souffrance.
Acculé de toute part, la conclusion est inéluctable.
Prenez place, je vous prie.

samedi 30 octobre 2021

DE-SOLACIÓN - Despojado del Sol

 


Qui n'a pas encore eu sa dose de doom/death massif, baveur, et ritualiste ?
Plombé de chez plombé, hypnotique, hagard... avant de vous foncer droit dessus !  Avec toute la force d'inertie qu'on imagine.
Un sombre tourbillon, répugnant. Le hachoir infernal, et enfin le lâché prise... qui... ne... dure... pas !
Un cri de terreur, puis de lente agonie... une cérémonie troublante, psychotique.
C'est ça, Despojado del Sol.
Prenez garde, ce duo chilien (encore !) devrait bientôt revenir avec son premier longue durée.

mardi 12 octobre 2021

RITUAL CAIRN - Demo MMXX


 

Tellement de chouettes sorties en 2020, en particulier des demos/EPs, forcément certaines passent au travers des mailles du filet.
Comme cette sobre demo de Ritual Cairn.
Si vous êtes portés sur le doom/black/death, cette entité menée par un gus tout seul, basé à Seattle, pourrait vous intéresser.
Avec ce son étouffé, mais lisible, cette réverbe dans laquelle trempe tout le mix... il sera difficile de ne pas penser à une version death/doom antédiluvienne de Negative Plane... le goût pour ce son poussiéreux, comme d'un autre âge, mais aussi pour des riffs ayant un certain pouvoir ésotérique.
Les compos sont non-linéaires, les lignes de guitare naviguent entre passages accrocheurs et plutôt efficaces, et d'autres résolument plus sinueux.
La brutalité ou la lourdeur ne sont pas le propos ici, quand bien même, quelques soubresauts plus enlevés confèrent une bonne dynamique à l'ensemble (même si j'aurais peut-être apprécié plus de mordant, d'attaque, pour ces instants, côté prod')... non c'est ailleurs que ça se joue.
Un rituel primitif, un évident sentiment de désolation; et en même temps, l'évasion, hors d'ici, hors du temps.

jeudi 30 septembre 2021

DECAYING CRYPT - DEMO MMXXI



Ooooh, une demo de death/doom vieille école, hashtags: rampant, puant, toxique.... comme ça faisait longtemps !
Blague à part, je suis évidemment conscient qu'on est pas sur une denrée rare ces dernières années. Toutefois, au milieu de la masse grouillante, quelques projets parviennent à titiller ma curiosité, et Decaying Crypt en fait indéniablement partie.
Pourtant on peut difficilement faire plus classique. Mais c'est mené avec forte conviction, que ce soit les riffs décrépis et menaçants, les assauts du batteur, qui offre un jeu assez varié sous des apparences relativement feutrées, ou bien encore ce growl évidemment caverneux, et habilement alterné de passages plus gueulard.
Aidé aussi par une production obscure, mais équilibrée, et suffisamment puissante pour une demo, même si je n'aurais peut-être pas été contre une basse moins timide dans le mix.
Le travail de composition est clairement chiadé un minimum. S'agit pas d’accoler au hasard quelques riffs plus ou moins bien sentis les uns derrière les autres, en serrant les fesses pour que ça ressemble à quelque chose au final.
Ces petits jeunes qui n'en veulent, basés à Seattle, démontrent qu'ils ont d'ors et déjà digéré leurs influences; et cette demo devrait susciter l'intérêt des connoisseurs éclairés. Bleeeuuuuaaarrggghhhhh !!!

samedi 4 septembre 2021

BURIAL CURSE - Burial Curse


 

Oui, le créneau du death putrido-crypto-doom donne l'impression d'être un tantinet saturé.
Pourtant, si c'est votre came, et si vous n'avez pas encore succombé par indigestion du genre, je ne saurais trop vous conseiller de vous jeter corps et âme sur cet EP, orné d'une pochette qui m'a immédiatement interpellé, classique, mais tout de même quelque peu étrange.
Les deux gaillards responsables de cette offrande occulte ne sont pas des jouvenceaux de la scène. Il n'y a qu'à jeter un œil à la liste longue comme le bras de formations dans lesquelles le sieur Jared Moran (batterie et chant ici) a œuvré.
99,9% de ces formations me sont parfaitement inconnues (et je dois pas être le seul à faire ce constat), mais tout de même.
Ici, j'ai été immédiatement absorbé par la qualité des compositions.
Ce jeu varié et assez fin -si, si, j'insiste- du batteur parfaitement délectable, ces riffs chaotiques et obscurs, sulfureux au possible, ces leads de guitare hallucinés... la dégringolade ininterrompue dans les limbes infernales.
Certes, les loustics auront du mal à cacher leurs influences (Incantation, Swallowed, Ritual Necromancy...), mais qu'importe, le résultat est là: ces cinq morceaux creusent leurs sillons funestes à travers vos tympans, et jusqu'au cœur. Toute résistance est futile.
Et voila. Vous vous croyiez gavés de sombres dégueulasseries de la sorte. Et bien non: vous en redemanderez encore ! LA SUITE, VIIIIIITE ! GNNNIIIIIIIII !



vendredi 20 août 2021

VOID COLUMN - The Chasmic Death


 

Pour les insatiables du death metal sombre et hanté, voici une petite demo qui devrait vous plaire.
Originaire de Sherbrooke, Québec, ce groupe ne dévoile que peu d'informations à son sujet, et ce n'est pas plus mal, cela permet de se concentrer sur l'essentiel, à savoir ces trois titres.
Une fois de plus, ne vous attendez pas à de grandes innovations, il n'y en a aucune. Là n'est pas le propos.
En revanche, si vous goutez votre death à l'ancienne, très légèrement mâtiné de doom, de claviers fort fugaces mais qui apportent leur touche fantomatique, de riffs pas très fins, mais franchement efficaces, il y a fort à parier que vous pourriez succomber aux charmes désuets de The Chasmic Death.
La production, suffisamment puissante, et rugueuse juste ce qu'il faut, est idéale pour ce genre de méfait.
On pourra regretter que niveau quantité, il y ait à peine de quoi se boucher une dent creuse (moins de douze minutes, montre en main). Juste de quoi appâter le chaland.
Mais comme il parait que qui trop embrasse, mal étreint... alors tout va bien.

mardi 25 mai 2021

BOCC - Santa Eulàlia



Non.
Une fois de plus, on ne décernera pas de prix Nobel à ces quatre zigotos pour les phénoménales avancées artistiques qu'ils nous offrent.
Vous l'aurez deviné à la couverture, c'est bel et bien un death metal crados et régressif à souhait, très légèrement mâtiné de doom, que Bocc joue ici.
La première influence assez évidente de ces jeunes basés à Barcelone, c'est les japonais de Coffins.
Si vous êtes amateurs du genre, vous ne devriez pas détester ces riffs à deux notes et demi, ces parties légèrement plus rythmées façon marche des fiertés des déficients mentaux, et ce groove graveleux de bon aloi.
Le son est relativement puissant tout en restant naturel, comme il sied à ce genre de production extrêmement raffinée.
Et si vous tenez réellement à vous enrichir culturellement, vous pouvez aller vous renseigner sur le martyr de Sainte Eulalie de Barcelone.
On avait vraiment le sens festif en ce temps là.