Je me demande bien pourquoi j'ai pas déjà lâché un mot pour Doom Beach. Enfin, je l'ai fait, comme ça, en passant, ailleurs, à l'une ou l'autre de mes connaissances... mais pas ici.
C'est un tort. Limite impardonnable. Car pour celui qui éprouve un quelconque intérêt pour la scène noise/hardcore, ce Copperhead est un must.
Aucune chance d'en réchapper. Harcelé, concassé, broyé... ouaip tout ça. Le sludge-hardcore-noise-post-mes-genoux des deux gaillards de Doom Beach ne te laissera aucun répit. La béchamel infernale, tête la première dans la sauce aigre-pas-doux mon petit pote.
Et avec élégance en sus. Une classe qui ne peut être ignorée, l'état de grâce atteint au milieu des décombres. Comme une évidence. Le lotus, tout ça.
dimanche 30 avril 2023
DOOM BEACH - Copperhead
jeudi 19 janvier 2023
HIDDEN DAGGER - Zilver in de ogen
Si tu commences à en avoir marre que je te cause que de bm, tu peux d'ores et déjà tourner les talons, parce que c'est encore au menu, et même que je te ressors une vieillerie, ça te fera les pattes.
C'est que j'y tiens à celle-ci. Pas pour toutes les oreilles cela dit, t'es prévenu. Plus noir que noir, et inamical au possible. J'aimerais dire que ce n'est pas utile de le préciser, mais vu ce qui sort parfois sous l'étiquette bm, pot-pourris de bons sentiments, et autres produits markétés de la tête au pied, on peut douter.
Dés les premières secondes de ce riff lugubre, morose, dès les premières vociférations et plaintes de damné, plongé dans ce nuage de poussières de charbon, là il n'y a pas de doute possible: 'sont pas là pour rigoler les Bataves.
Malgré un parti pris radical, teinté noise, l'ensemble ne se révèle pas rébarbatif, l'attention de l'auditeur (i.e. la victime) est maintenu par une dynamique rythmique, ainsi que des niveaux d'intensité, et, en outre, un certain talent pour te perdre loin, très loin (cette dernière piste !). Flippant.
mardi 9 août 2022
PERSONⒶ - Free Your Mind!
Cinq nénettes New-Yorkaises, un rien schlag, prêtes à faire péter la baraque.
Un punk immédiatement prenant, explosif, déglingué. Noise aussi, forcément. Une gueularde qui a dû sortir première de sa promotion, dans son chenil pour chiens méchants.
Les accélérations scélérates qui te laissent en PLS (limite PxV), et à l'opposé ces ralentissements downtempo qui t'écrasent encore au sol... avant que tout s'emballe à nouveau, hors de contrôle, ventilé... 'des malades, je te dis... rhoo le tournis de ces lignes de basse... impitoyable.
Quand on pense qu'elles sont restées assises sur cet album près de deux ans ! Assez perdu de temps, on va m'écouter ça fissa (ainsi que leur promo de mai dernier), et que ça saute !
mercredi 27 juillet 2022
DREAD EMPEROR - Pale Death... With Treble Dread
Ouh que c'est mal produit... Ouh que c'est vilain... Ouh que c'est tout de traviole, vieux crabe, et tout baveux. Mais... eh attends... mais c'est vachement bien ce truc !
Hallucinée, voila la zone industrialo-portuaire à marée basse, et des tréfonds du cloaque, venue de nul part, une guitare lead illuminée irradie et transcende le tout.
Bousculée, bringuebalée par le ressac, toi: la dépouille désarticulée. Les séquences se succèdent comme autant de prises et pertes de conscience. Les riffs se devinent et se ressentent plus qu'ils ne se font entendre. La sourde menace...
Le Chaos Rampant, tu connais ?
mardi 14 juin 2022
ISS - (Endless Pussyfooting)
En voici du punk qu'il était "frais" !
'fin... façon de parler, puisque cet enregistrement date déjà de 2017... mais on se comprend.
Certainement déjà connu de celles et ceux qui laissent trainer leurs esgourdes du côté schlag, peut-être un peu moins des autres, ISS est un duo formé vraisemblablement en 2012 et basé en Caroline du Nord.
Entrainante, motivante, la musique d'ISS se veut minimaliste et paradoxalement, riche de plein de bidouilles variées. Irrespectueuse, affranchie de la majeure partie des codes qui finissent toujours par tuer, on ne peut pas faire plus keupon.
Maîtres dans l'art de la ligne de basse imparable, détendus du gland, ces dégénérés osent tout, comme la rythmique de (919) SUI-CIDE, détournement outrageux de celle de She's Lost Control (criant sur les premières mesures, si bien qu'à l'aveugle la première fois , j'ai cru à une reprise)
Le chant, ainsi que certains plans me renvoient étrangement vers Mclusky, le groupe de rock indé gallois, que si tu connais pas, vas-y, c'est très cool (en particulier l'album The Difference Between Me and You Is That I'm Not on Fire).
Oh, et pire !! Les gars samplent Lady Sovereign sur la monumentale Endless Drip !
C'est trop pour moi, je peux pas lutter.
vendredi 29 avril 2022
PROTON - Imminent Collapse
Des ient-ients pour une décharge de punk/D-beat/HC cru, avec la sauce noise je-m'en-foutiste qui va bien ?
La demo, sortie en novembre dernier par ces enragés du Missouri, arrachait déjà copieusement, et sans surprises aucune, ce EP se charge de poursuivre l’œuvre de déconstruction.
Il y a de l'ambiance, sûr. Rugueuse, impitoyable, mais aussi résolument étrange par de petits arrangements inhabituels, et des soli aux mélodies déstructurées et corrosives.
Un chanteur beugleur à qui on a vraisemblablement craché dans son Yop il y a vingt cinq piges bien tassées, et qui décolère pas depuis.
Voila pourquoi, malgré les apparences très communes au genre, je trouve un petit supplément de je-ne-sais-quoi chez Proton, qui m'a accroché immédiatement, et m'y fait revenir avec plaisir, encore, et encore.
vendredi 12 février 2021
θoʊθ - Ruins of Gubla
D'entrée, je vais pas être bon vendeur, mais autant le dire de suite: ce truc ne parlera pas à tout le monde, sûr.
La production, entre autre, va en laisser plus d'un sur le carreau.
Et pour tout dire, j'ai bien cru, les premières minutes passées, qu'il n'y avait pas de guitares ici, tellement le spectre sonore se situe pour la plus grosse part sous les 300Hz.
Originaire du Liban, θoʊθ est un groupe plutôt raw donc, particulièrement radical, œuvrant, allez ne soyons pas chiche, dans un genre de desert-death-doom-grind-noise-rock, et plus si affinités.
Au delà des étiquettes, et du fait que je ne pense pas avoir déjà rencontré cet exact mélange dans la palette de mes écoutes (quand bien même des noms viennent à l'esprit, comme ceux de Teitanblood, Nibiru, Electric Wizard...), ce qui me semble primordial, c'est qu'il se dégage de ces 4 titres une ambiance assez phénoménale, tour à tour frénétique, suffocante, ritualiste.
Un sabbat chaotique, où les forces telluriques manifestent on ne peut plus bruyamment leur présence.






