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mercredi 6 avril 2022

BLUTUMHANG - Moonchants to Eternus



Elle m'a quelque peu surpris, cette sortie du nouveau Blutumhang.
J'en parle comme d'un vieux taulier de la scène, mais il faut intégrer à quel point la première sortie m'a scotché, et sur la durée encore. Et si le gars
Bergheim, ne semble pas occupé ailleurs, ce n'est pas le cas de son compère là, Granheim, AKA The Astral Serpent, qui commence à faire sérieusement partie du paysage avec ses nombreux projets.
Et donc surpris - oui j'insiste - et à plusieurs titres. D'abord parce que je n'attendais pas de suite aussi rapide à l'exceptionnel The Fires of Domination. Ensuite surpris par le contenu, en tout cas la bonne grosse première moitié. C'est un Blutumhang que je n'hésite pas à qualifier de plus accessible. Plus mélodique, et plus classique, sans l'ombre d'un doute. En outre, exit les longues plages noise/ritual, qui pourtant, et une fois n'est pas coutume, ne servaient pas à rien, et surtout pas à faire du remplissage. Alors on retrouve tout de même une outro à Throne of Eternus et également pour clôturer l'album (cette utilisation de cuivre me fait forcément penser à Kommodus), mais à titre personnel, je regrette un peu ce choix.
Pour le reste, il faut bien avouer que Blutumhang offre à nouveau de superbes morceaux d'un black metal impérial, suintant l'amertume, incarnation d'une déchéance indéniable. Les riffs qui tourbillonnent et font glisser au fond de l'abime. Les vocaux toujours aussi saisissants, décharnés et hallucinés... oui, la chair de poule !
Pour l'heure, je garde une préférence pour la deuxième moitié de l'album... Never to Return et Moonchant Redeemer, plus proches des compos présentent sur Fires... me glacent le sang instantanément, inévitablement.
Reste une certitude, en dépit de mes inclinations personnelles: c'est du grand Blutumhang.

lundi 23 août 2021

BLUTUMHANG - The Fires of Domination



Blutumhang est la création d'un duo norvégien, qui a sorti sa première œuvre au début de l'été.
Sans surprise, on parle ici de black metal, un rien raw sur les bords... mais surtout majestueux, et plutôt cryptique.
Si on leur reconnaitra un classicisme certain dans nombres de riffs qui auront du mal à cacher leur pédigrée scandinave, cette emphase typiquement nordique, cette impression de faire le pont entre Norvège et Finlande, il ne faudra pas s'arrêter là.
En effet, il y a plus que le simple hommage, plus qu'une recette méticuleusement respectée... Il y a la volonté de développer son identité propre.
Évoquant la terreur des abysses infernales, tout autant que le désir de se perdre dans les étoiles et l'infini de l'espace glacial, au-delà de Charon, entrainé par les psychopompes.
Une intensité nébuleuse, qui ne laisse que peu de répit à l'auditeur.
Un voyage, qui lorsqu'il prend fin, à toutes les chances pour vous laisser quelque peu hagard... et, en tous les cas, fort curieux d'entendre les futures réalisations de Blutumhang.