Je l'ai déjà dit que je me sentais à nouveau beaucoup d'appétence pour tout ce qui gravite autour du grind ? Je sais plus, et on s'en carre. Mais si les sorties de cette première moitié de 2022 me donnent pleine satisfaction de ce côté, cela n'interdit en aucun cas de revenir un tout petit peu dans le temps, surtout quand c'est pour débusquer des tueries dans le genre de Kobol, mêlant à leur sauce grind, powerviolence et hardcore.
Pas besoin de remonter très loin d'ailleurs, puisque Void est sorti le 1er janvier 2020.
Avec un gueulard et des chœurs très typés hardcore, ne laissant aucun doute sur l'envie d'en découdre de ces Norvégiens, posés sur des compos énergiques balançant entre bovinitude assumée et élans aériens (si, si, j'ose), tout en vélocité.
Et si en plus on trouve une belle basse granuleuse qui joue souvent le premier rôle, renforçant le côté bagarreur, je savoure et en redemande.
mercredi 11 mai 2022
KOBOL - Void
mardi 29 mars 2022
XLODEAX - Chocolulu Shlacore
D'accord, c'est probablement une des plus hideuses pochettes que j'ai croisé depuis le début d'année. D'accord, c'est aussi un des noms d'album les plus tartes qu'il m'ait été donné de croiser.
Faut croire que le combo des deux est pas si idiot que ça, car devant un tel amas de portnawak, j'ai immédiatement voulu écouter pour me faire une idée de jusqu'où s'étendaient les dégâts.
Et bien m'en a pris. Oh que oui !
Offrant un mélange plutôt équilibré de grindcore, hardcore, et powerviolence, totalement décomplexé, et laissant même quelques embryons de mélodies fleurir ici et là (rien que la basse sur l'intro), la musique des Israéliens est idéale pour les matins difficiles.
Mieux qu'une cure du Juvamine.
À la fois d'une simplicité élémentaire, tout en étant parsemée de ces petits détails, et autres arrangements, qui font souvent la différence. Chants assez variés, entre les éructations d'un lobotomisé de service (selon les goûts de tout un chacun, il pourra faire sourire ou agacer...) et gueulantes déchirées, il y a de quoi faire de ce côté.
Pour le reste, c'est efficace et virulent, accidenté, et servi par une production claire et sans chichis. Que demander de plus ?
mercredi 21 juillet 2021
CHOKE - It's Hard To Talk Shit, With No Fucking Teeth
Choke, de Californie, ou toute la finesse d'un chanteur aux faux-air de Paul Bearer de Sheer Terror, délicatement posée sur un HC/PxV/grind qui ne s'embarrasse pas de la moindre subtilité.
Ce qui me surprend le plus, c'est que ça sonne très peu west coast... mais carrément de l'autre bord !
Alors c'est sûr, le chant n'y est pas pour rien dans cette orientation... mais globalement, il y a une noirceur continue qui suinte de chacune de ces compos. Et si on avait encore un doute, il n'y a qu'à voir qui ils ont choisi de reprendre à la fin de cet EP: Madball.
Quoiqu'il en soit, ça blast, ça mosh. Ça vous rentre dans le lard, et ça vous dérouille, sec et net.
Les gars de Choke crachent leurs tripes, et toute la haine qui y macérait depuis trop longtemps, manifestement.
Pour mon plus grand bonheur, et peut-être le votre !
lundi 19 avril 2021
HINTERKAIFECK - Iniquitous Foul
Je laisse le loisir d'aller chercher l'origine du joli sobriquet que ces australiens ont choisi pour nommer leur groupe. Ça mettra dans l'ambiance.
Ce duo de black metal s'est formé assez récemment, et ne compte que deux demos, un split-à-trois, et ce présent premier album. Mais déjà, de quoi attirer l'attention.
Il peut-être délicat de les étiqueter précisément... quelques relents épars de Sadistik Exekution (à la différence notable que le chanteur ici, ne semble pas avoir choisi de dire "Fukk" un mot sur deux), côtés punk/grind/powerviolence, ritualiste, heavy, bestial/warmetal, épique... ils ne veulent pas se fixer, et ça, ça me botte bien.
Tu crois que t'es parti pour un riff mid-tempo en mode shamaniste du bush, et vlan ! qu'ils te foutent une volée de blasts d'épileptique dans le tarin sans prévenir !
Bringuebalé, malmené, entre ces riffs sulfureux, primitifs, puis lumineux, et que ça repart dans le bas-de-plafond, avant de te sortir un riff mélodique que tu n'en croiras pas tes oreilles !
Même la construction de l'album en entier est singulière, avec ces morceaux relativement courts et expéditifs, pour arriver à ce morceau final, Incessant Arc, qui frôle les 11 minutes, portant le coup d'estoc ultime.
Le son est naturel, assez brut de décoffrage, crasseux comme un vieux punk-à-clebs errant dans un univers à la Mad Max.
J'aime également le jeu du batteur... simple, épuré, mais juste... qui réserve le strict nécessaire de "surprise".
On notera aussi quelques invités ici et là, comme un certain Lepidus Plague de Kommodus, qui apportent un vrai plus à l'album.
En deux mots: ça tue.



