Souvent, je suis affranchi par une pochette qui me dit tout de suite si c'est de la bonne -ou pas, si c'est pour moi -ou pas.
Eh beh heureusement que je ne m'écoute pas systématiquement, sinon je serais passé à côté de cet excellent EP. Il s'agit d'un death metal tarabiscoté, avec suffisamment de passages rétrogrades pour ne pas être catalogué "technique". Il y a aussi moult changement de tempos, bien sentis: du langoureux (mais poisseux), du déchainé, du sournois... bref ces messieurs et cette dame savent y faire.
Le label parle de osdm croisé avec des plages à la Pink Floyd... ça s'entend, toutefois les parties les plus planantes ne sont pas dénuées d'une menace sous-jacente et d'un sentiment d'oppression permanent.
Et puis le petit truc en plus, cette incroyable influence de Primus (si, si, tu as bien lu) qui montre le bout de son nez ici ou là: des rythmiques bien remuantes qui te feront gigoter du croupion comme pas permis, ou encore et surtout ces leads et soli que l'on croirait pondu par M. LaLonde himself. Peut-être qu'on aurait pu apprécier une basse au diapason, mais n'est pas Les Claypool qui veut, et puis cela aurait probablement été too much.
Quoi qu'il en soit, un très chouette EP dont je ne saurais trop recommander l'écoute, en dépit d'un artwork vraiment pas glop (oui je radote, mais vraiment, 'arrive pas à m'y faire).
vendredi 17 février 2023
ANCIENT DEATH - Sacred Vessel
mardi 15 novembre 2022
DEPRAVEMENT - Depravement
Déjà auteurs d'une demo pas piquée des hannetons en 2019, ces quatre Finlandais persistent dans la même voie, celle d'un black/death rétrograde qui renverra régulièrement vers le vieux Beherit, entre autres.
Évidemment primitif, lancinant, parfois même rampant dans ses très nombreux mid-tempos, préparant ainsi le terrain pour les assauts barbares, blasts primaires et growls pestilentiels, à volonté.
Les riffs sont d'une simplicité biblique (oui, je blasphème), accompagnés de quelques tremolos AOP. Z'ont même ressorti le vieux synthé rincé sur l'intro de Ceremonial Void.
Et puis ils s'en vont, crapahutant, avec le vent mauvais.
En bref, sûrement des adeptes du courant de pensée engendré par l'éminent philosophe F. Cabrel: "C'était mieux avant".
samedi 5 novembre 2022
NORFULTHING - Norfulthing
Ça va pas.
Définitivement, j'ai le goût des trucs qui marchent de traviole, ami des clampins boiteux et vers de terre spasmophiles, bonjour.
En toute objectivité, il n'y a rien qui va. Ni la production miteuse, ni les compos déviantes aux riffs tordus, glissants, ni cette bàr à la rigidité cadavérique, ni les breaks et les samples qui semblent presque aléatoires, au petit bonheur.
Et le growl de mongoloïde graveleux ? Et la basse maladivement ondulante ?? Non, c'est atroce !
Une sorte de brutal death pour déficients intellectuels et autres satanistes cotorep.
Qui a dit Infester ? Moui, y a un peu de ça.
Mais ce qui est grave, c'est que ça me botte, salement. Mais vraiment. Comme si ce tout, fait de bric et de broc, était par je-ne-sais-quel miracle transcendé, flirtant littéralement avec le génie, pur et simple.
Et pire que tout: j'essaye de te convertir. T'vois bien que ça prend un tour vicieux, l'affaire.
mercredi 19 octobre 2022
FALLEN HORIZON - To the Horizons Lost
Il y a peu, je parlais déjà de bricoleurs de l'impossible, et bien en voilà d'autres, capables d'engendrer des phénomènes pas croyables.
Comme là, qu'on regarde ces constructions, échafaudages improbables, tout de traviole, tenant par je ne sais quel miracle.
On attend. On se dit que ça ne va pas durer, et que tout le boxon va s’effondrer sous peu... Comme ça ! Vlan ! Irréversible.
Mais toujours subjugué, on ne fait plus vraiment attention où nos pensées nous mènent, toujours plus avant, tout éberlué par le côté primal et biscornu de l'architecture céans.
Et c'est en général à ce moment précis qu'on finit par se rendre compte qu'on ne retrouve pas notre chemin. Ni celui par lequel on est arrivé, ni une quelconque autre issue. Comme si on avait été patiemment emmuré, laissé avec seul compagnon que notre propre conscience.
Ouais, c'est moche.
Primitivement introspectif ? Pourquoi pas. Mais quoiqu'il en soit, piégé, encore.
Mes divagations ne t'évoquent rien ? En ce cas, peut-être trouveras-tu plus utile de savoir que ce groupe se réclame de Hellhammer, Autopsy, et du premier Paradise Lost. Ça s'entend.
jeudi 29 septembre 2022
VILE EXECUTION - Waste & Rot
Pas la peine de perdre du temps, surtout si tu ne connais pas encore Vile Execution: voici une des meilleures demos de death metal pur jus qu'il m'ait été donné d'entendre depuis des mois, si ce n'est plus.
Ah non je déconne pas, et ces deux gars-là non plus. Zéro.
L'artwork m'avait attirer l’œil (mouarf), le preview annonçait du sérieux... mais l'ensemble se révèle un cran mieux que ça.
Capable d'annihiler l'auditeur sous une puissance de feu considérable, tout en offrant des compos travaillées, tentaculaires mais réellement efficaces, des soli issus d'une autre dimension, des séquences shake-ton-booty spasmodiques, et un growl dominateur, hostile.
À écouter fissa, et à suivre de très près !
vendredi 2 septembre 2022
MØREMYRK - MMXXII Demos
Y a des bricoleurs. Des gars qui croupissent dans leur cave, et qui avec des moyens plus ou moins rudimentaires se lancent dans l'invocation de Grands Anciens. D'autres ont déjà essayé, ils ont eu des problèmes.
Et puis il y a ceux qui accouchent de l’Innommable. Le death/doom hideux, sans forme. La terreur rampante. Le malaise latent. Les riffs grouillent de partout, vicieux comme pas deux.
À ce stade, je n'arrive toujours pas à me décider sur cette bàr. Rigide, mécanique... dans un premier temps, j'ai pensé que ça sonnerait mille fois mieux avec un peu plus d'organique... mais je doute sérieusement désormais. Le côté implacable, déshumanisé n'est probablement pas pour rien dans l'attrait général de ces trois compositions.
Probablement une des demos les plus intéressantes du genre cette année, et une formation Indonésienne de plus à garder à l’œil, assurément.
lundi 29 août 2022
AXXMAXXIUS DEVASTRUKTOR - Blood Seeps Into the Black Earth
Oui rien que ça, avec quatre X. Excessif tu dis ? Non si peu.
Les enregistrements précédents m'avaient déjà interpellé, mais là c'est le niveau au-dessus.
Sorti au cours de cet été caniculaire, cet album a réussi le tour de force d'augmenter encore un peu la température ressentie. Le désert australien à 14h, c'est peanuts à côté.
Chaud-bouillant donc, mais pas que. Car la grande originalité (si, si) de la chose, c'est d'avoir mixé à ce death/black radical, dans la plus pure tradition du bled, des nappes de claviers hantés que l'on trouve d'ordinaire plus facilement chez les groupes de bm venu du grand froid. Tu vois le contraste improbable ? Et bien pourtant ça marche grave. Le chaud-froid infernal.
L'ensemble est sans concession, jusqu’au-boutiste, malveillant et résolument perché. Il aurait été impensable que je n'en parle pas.
mercredi 27 juillet 2022
DREAD EMPEROR - Pale Death... With Treble Dread
Ouh que c'est mal produit... Ouh que c'est vilain... Ouh que c'est tout de traviole, vieux crabe, et tout baveux. Mais... eh attends... mais c'est vachement bien ce truc !
Hallucinée, voila la zone industrialo-portuaire à marée basse, et des tréfonds du cloaque, venue de nul part, une guitare lead illuminée irradie et transcende le tout.
Bousculée, bringuebalée par le ressac, toi: la dépouille désarticulée. Les séquences se succèdent comme autant de prises et pertes de conscience. Les riffs se devinent et se ressentent plus qu'ils ne se font entendre. La sourde menace...
Le Chaos Rampant, tu connais ?
mercredi 20 juillet 2022
PULVERIZED NECROBRAINS - Totally Pulverized
Provoque un déhanché cadavérique, sensuel. La basse vrombissante, raclant les glaviots bien au fond, assaut (bas-du-)frontal, les riffs de lobotomisé, et puis la crasse bien sûr, pataugeons gaiement dans la fosse à purin de l'univers, détendus... bienvenue à la maison.
Pourras-tu lutter contre ce groove désarticulé et indécent sur Enucleation ? Hmmm ? et alors sur Organs Squirting !! Oulala ! ça craque, ça rampe, ça se déchiquète tendrement, lentement, love is in the air my friend !
Pardon ? Est-ce que c'est... brillant ? ah non, ça z'ont pas ça en rayon... t'es chié, demander un truc pareil. 'fin faut être salement vicieux pour attendre du brillant de la part d'un groupe appelé Pulverized Necrobrains, m'est avis.
vendredi 15 juillet 2022
PENNY COFFIN - Σκελετικο Σκοταδι
Penny Coffin est un groupe gréco-écossais qui offre ici son deuxième EP après un premier déjà fort savoureux pour celui qui goûte le death/doom. Death/doom, oui... non, ne pars pas tout de suite, même si tu as fait une indigestion du genre en 2021. Pourquoi ? Eh beh parce que. Non ? Ok, je veux bien développer un tant soit peu, mais c'est bien parce que c'est toi.
Disons que sous des apparences on ne peut plus classique, Penny Coffin parvient à sonner... hmmm... peut-être pas original, ni décalé... mais habité, ça c'est sûr. Ça se joue à pas grand chose, mais ils me semblent plutôt dégourdis quand il s'agit d'insuffler une ambiance délétère. Ambiance qui n'est pas uniquement obtenue par des samples éculés (oui, bon, y'en a quand même deux ou trois, dont un de Bad Lieutenant si je ne m'abuse), mais simplement avec des riffs lourds, neurasthéniques, et autre leads lancinantes et malintentionnées, quelques passages en son clair (dISEMBOWELMENT, Spectral Voice, toussa toussa)... en ceci, le morceau titre est très représentatif.
La tonalité de la batterie me gêne un peu parfois... un rien mécanique et froide à mon goût, mais rien de rédhibitoire. D'ailleurs on pourrait même arguer que cela contribue à renforcer le malaise.
Pour le reste, celui qui n'est en quête que d'un passage à tabac auditif devrait également trouver son bonheur, en particulier avec Jaws et Finality.
Peut-être pas incontournable... mais solide, et largement suffisant pour que je guette la suite.
mardi 12 juillet 2022
SMOKIN' CHICKS - Raped of Humanity
2022, année riche en grind ?
Ma foi, oui ça me semble bien parti. Outre un certain nombre d'albums bien gratinés en la matière (qui a dit Whoresnation ?), et malgré la lente et inexorable (?) déchéance de quelques grands noms (qui a dit Napalm Death ?), il y a aussi un paquet de "petites" formations qui ont tout pour plaire (Tormentous, xLODEAx, Bodyrot, Deliriant Nerve, Gouger, Necropsy Odour... c'est bon ou je dois continuer ?).
Avec ce Raped of Humanity, le duo Smokin' Chicks me semble en être, bien qu'il soit, pour l'heure, injustement boudé par les connoisseurs... Z'êtes où mes lapinous ?
Alors je n'ai pas la prétention de pouvoir tordre cette réalité, mais si le présent baragouinage peut te permettre de découvrir et savourer un plaisir simple, décomplexé, aux riffs évoluant comme il se doit entre parpaings délicatement largués sur le coin du citron et sacrosaints tournicotages ad hoc, menés grand train (sois en assuré: la caisse claire prend cher), j'en serais, humblement, ravi.
mercredi 6 juillet 2022
ABYSMAL WINDS - Doom Prayer
Discrètement, les trois Suédois derrière Abysmal Winds (déjà à l’œuvre dans Avsky, Omnizide, et cætera...) ont sorti une demo des plus convaincantes en mai dernier.
Un death metal sombre, un son de guitare un rien hm-2 (on se refait pas), mais pour le reste, ça lorgne plus vers le côté obscur et bestial que vers le vulgaire swedeath en plastoc'... ouf ! (j'ai toujours un rien d'appréhension avec le dm qui vient de là-bas)
Fondamentalement, on pourra reprocher un manque d'originalité, mais est-ce une raison sérieuse pour bouder et jouer les dédaigneux ? Pas à mon sens. Mais tu es de toute évidence libre de passer à côté de morceaux de la trempe d'Oblivion et ses ralentissements étouffants, libre d'ignorer les riffs acides et rances de World Cadaver, libre de ne pas secouer ta carcasse au rythme des toupa-toupa de Drink the Poison, enfin libre de faire fi de l'ambiance infernale d'Hollow qui sonne le glas.
Libre j'te dis !
mardi 28 juin 2022
MUTANT - The Awakening Conscience
Non, je n'ai pas cessé d'écouter du death. 'pas fou non ?!
Tiens, en veux-tu, en voilà: du death metal à l'ancienne, primordial, sauvage, rugueux, mais aussi riche et très chiadé. Ses ambiances évidemment sulfureuses, les riffs, les tremolos qui s'entremêlent, les bends du malaise (Bewildered Millions), le clavier occasionnel mais qui intervient à point nommé (The Awakening Conscience), la batterie et les rythmiques non-linéaires, et la basse tendue, pas cachée au fond du mix, et puis un growl rêche, plus aboyé que profond, mais parfaitement calibré pour se poser sur ces compositions fétides. Passer à côté de cette formidable demo, comme beaucoup semblent le faire, c'est ni plus ni moins qu'un crime !
Il y a déjà un bout de temps, je me réjouissais d'une renaissance indéniable de la scène de l'autre côté de la Manche. Eh bien, qu'on se le dise: Mutant ne fera pas tâche dans le paysage anglois.
mardi 31 mai 2022
BLOOD URN - ...of Gory Sorcery and Death
Deux demos (celle-ci, parue en 2014, étant la deuxième) et puis... plus rien ?
Au rythme où les sorties s'amoncellent tous les jours, couches après couches de sédiments, aller vous dégotter un truc qui date autant, je frôle certainement l'archéologie, voire la paléontologie.
Si je le fais, faut bien s'imaginer que c'est pas gratuit. Cette généreuse demo mérite franchement que l'amateur de dm faussement rétrograde y pose une oreille, s'il ne l'avait jamais fait.
Incantatoire, morbide, tordu, embryons de mélodies au milieu de la fange, apparitions d'un clavier fantomatique, et une bestialité sous-jacente de tous les instants. La proposition de cet Autrichien seul aux commandes, si elle ne peut se targuer d'être parfaitement originale, démontre toutefois suffisamment de personnalité et d'habileté pour susciter mon intérêt.
Maintenant, si l'animal veut bien sortir de son hibernation... oh et si un label avait la bonne idée de rééditer ce qui existe déjà. À bon entendeur.
jeudi 26 mai 2022
KVIĐRISTA - Demo MMXXII
Habituellement, le metal islandais et moi, c'est pas le grand amour.
Les trucs tarabiscotés pour dire qu'on fait du tarabiscoté, moi ça me scie les nerfs. Question de sensibilité, comme d'hab'. Bref.
Tout ça pour dire qu'avec leur petite demo qui semble presque être passée inaperçue, humblement ornée de ce simple logo blanc sur fond noir, ces Islandais là, sont presque parvenus à me faire oublier tout le mal que je pense de cette scène.
Bien plus abordable que la musique de leurs congénères, le black/death proposé ici possède toutefois quelques arguments autres que le simple tartinage bête et méchant. On trouve en effet un côté mélodique, du genre death/doom assez prononcé, qui ne sombre pas dans le mièvre, mais donne plutôt dans le langoureux, sinueux... avant de vous sauter sur le râble, de prendre possession de votre carcasse, et de provoquer un déhanchement lascif et symptomatique d'un groove irrésistible (Stál í hold).
Eh ! Z'êtes sûr que ce sont des Islandais ?
vendredi 20 mai 2022
CAVERNUS - Ápeiron
Le death cryptique, obscur. Et pas qu'un peu. Ce duo Mexicain n'a pas volé le patronyme qu'il s'est choisi.
Un son très naturel qui en rebutera probablement plus d'un, moi c'est tout le contraire, j'exulte.
Quoi de mieux pour ces riffs qui oscillent entre le modèle décérébré neurasthénique et le génie illuminé. Tout l'un, tout l'autre.
Et alors ces moments d'emballement soudain ! Dansant, complètement imprévus, qui repartent comme ils étaient arrivés, comme sur Black Magic Hell. Hein !? Et s'il y avait que sur celle-ci ! Parce que dans le genre sérieusement dérangé, La Noche Del Vampirio et ses incantations bancales et autres hululements sur riff heavy vintage, ça se pose là. Et je pourrais continuer de faire l'article en ce qui concerne Abraxas Kommando... Non, sérieusement, ce sont des malades.
Le frissonnant partout. Dans les tremolos, et même dans leur interlude acoustique au faux air innocent.
Étrange, inquiétant, retors. Et en plus la pochette déchire. Que demander de plus ?
lundi 16 mai 2022
TORMENTOUS - Demo 2022 AD
Du death/grind thrashisant. Cru et foncièrement cradingue. Évidemment que j'en suis !
Sérieusement, cette demo dégage drôlement le paysage environnant. Ça bave, déborde, et en fout partout, et c'est ça qui est bon ! Avec ces lignes de guitares flinguées, entre thrash rétrograde et descentes noise infernales.
Hagard, encore grisé par ce déchainement de sauvagerie primitive, appuyer sur play, encore et encore, en boucle.
V'là l'attentat !
vendredi 22 avril 2022
RAVAGE REALM - Realm Of The Unknown
La demo/promo Burning Ambitions m'avait déjà légèrement titillé, bien que les influences étaient un peu trop criantes.
On ne peut pas dire que ce ne soit plus le cas ici, d'autant qu'on retrouve les quatre titres du promo. Appelons ça des clins d’œils appuyés pour rester sobre. En revanche, l'efficacité, elle, a été revue sérieusement à la hausse.
Ce thrash(/death) doit donc beaucoup tout aux vieux Slayer (évident sur plusieurs titres (tous ?)), Sepultura (sérieux, l'intro de State of Mind, ce larcin), Devastation, et plus globalement la vieille scène thrash US.
Des passages aux grooves irrésistibles à faire se déhancher un tétraplégique, à la virulence du chant et des riffs qui tranchent dans le vif, en passant par l'agressivité mordante et sans concession sur les vingt cinq minutes de ce EP... ben quoi ? 'faudrait quand même pas bouder son plaisir !
mardi 12 avril 2022
RESILIENT - The Art of Resilience
Resilient est un duo venu du Chili, qui donne dans un death metal plutôt à l'ancienne. Rien qu'avec ça, et en particulier l'origine des énergumènes, vous devriez déjà être en train d'écouter, mais je vais pousser tout de même un peu plus loin.
Première véritable sortie (un single, peut-on décemment prétendre que ça compte ?), de prime abord on pourrait dire "so what ?". On peut ne pas trouver de grande originalité sur le fond à ce EP: son Intro (Origin) acoustique, The Dark Room
sympathique, notamment par la basse assez généreuse... mais c'est surtout dès la piste suivante, Vomiting Blood, que l'on commence à sérieusement prêter attention.
Et de là, on se retrouve happé par la qualité de ces compos qui ne se contentent pas de trois riffs à deux notes pour faire un morceau, tout en restant très, très classiques, et abordables. Et puis alors, cet Interlude (climax) juste à la basse, autant dire que c'est ce qui a fini de m'achever. Pourtant, et encore une fois, il n'y a rien de bien étonnant... mais ça tombe tellement bien, avant un Searching for Balance qui, lui, ne laissera que peu de doute sur les capacités des Chiliens.
Peut-être pas de quoi être totalement sidéré dans l'immédiat, mais je suis très curieux d'entendre la suite.
lundi 21 mars 2022
GRAVEATER - ... of Harrowing Remains
Le début de cette demo offerte par ce combo estonien part directement de traviole, et peut donner l'impression d'être un joyeux bordel, voire carrément quelconque. Mais bien avant la fin du premier morceau, l'oreille se dresse pour de bon, les neurones traduiront le message: "on en veut encore plus !".
Ce thrash déglingué et retors, mâtiné de punk et de death, additionné de relents bm et speed, c'est un régal pour mes cellules grises, certes, un peu ravagées, je le concède.
Comment résister à l'écoute de ces morceaux carrément incendiaires (la fin de Exekration, rien que d'y repenser, ça me colle les miquettes) ? Je l'avoue, je n'ai pas mis bien longtemps avant de capituler.
Et ce final apocalyptique avec Raped in a Chapel !!
Y a des chances pour que ... of Harrowing Remains reste dans mes demos favorites de 2022 encore un bout de temps.
Là où Graveater est passé, l'herbe n'est pas prête de repousser ! Sauvages !



















