Ayant déjà abordé Grógaldr pour son split avec Valac, on passera sur les présentations. Le revoilou avec un nouveau split, en compagnie de Äkth Gánahëth, également un groupe-homme-seul, mais islandais, qui possède une demo et un album à son actif.
Un morceau unique pour Grógaldr, bien que composé de quatre parties. Pendant environ vingt minutes, le gus nous embarque dans son black sinueux, aux riffs emprunts d'un certain classicisme. Étrangement -ou pas- côté compos, je pense un peu, et par moments, aux deux premiers Dødheimsgard. Kronet pour le côté assez insaisissable, Monumental pour ce côté plus metal traditionnel de certains riffs.
Non, le black de Zugaratrucmuche ne verse pas dans l'inédit, mais il ne me laisse pas de marbre pour autant.
Côté Äkth Gánahëth, je dois dire que cela a été une vraie surprise. Déjà parce que, pour être honnête, je ne fais pas franchement partie des aficionados de la scène islandaise.
J'avais survolé l'album, mais n'avais pas plus accroché que ça, même si cela ne sonne absolument pas comme la plupart des groupes issus de cette scène.
Évidemment, l'ayant depuis réécouté plus attentivement, je retrouve des éléments assez, voir même, très chouettes... mais cela manque un chouïa de dynamique, surtout en comparaison avec ces nouveaux morceaux.
Ce qui change tout ici, c'est ces breaks offerts par des riffs heavy metal somptueux, comme aux trois quarts de Shadows Dance... ou de The Hissing...
Ce riff d'entrée de The Eternal Current qui se déploie par la suite ! Vous pouvez me croire, ils vont vous rester dans le citron tous ces riffs épico-désabusés diaboliques, et ceux des breaks heavy aussi !
Mention spéciale également à ces claviers asthmatiques, au poil !
En bref, un excellent split, et un léger avantage à l'Islande en fin de compte.
vendredi 4 juin 2021
GRÓGALDR & ÄKTH GÀNAHËTH - Grógaldr & Äkth Gánahëth
jeudi 22 avril 2021
VALAC & GRÓGALDR - Daggers of Stygian Hatred
C'est bien les splits. Surtout quand ils sont de la qualité du présent objet.
Au menu, ça ne sera pas une surprise, du black metal. Du black US, dont les entités, deux "groupe-homme-seul", sont de fiers représentants d'une nouvelle vague qui n'a de cesse de montrer les dents ces dernières années. Et ce n'est pas moi qui irait m'en plaindre.
Ce que j'aime ici, c'est qu'on est à la fois dans un respect des grands anciens, tout en sonnant parfaitement actuel... en résonance parfaite avec notre si belle époque.
Valac, ou le black à la fois grandiloquent et ténébreux, sa production raw, grésillante, mais qui n'est pas là pour cacher la misère, comme ça arrive un peu trop souvent. Majesté déchue, mélodies maladives et insidieuses... on ne peut pas dire que ces deux morceaux présentés ici respirent la joie de vivre... pas beaucoup plus que la reprise de Judas Iscariot qui suit d'ailleurs.
Vous me direz que pour aller chercher de la "joie de vivre" dans le black, faudrait être salement tordu.
Côté Grogaldr, le sieur Zugarramurdi (oui, très seyant ce pseudo, n'est-il pas ?) se distingue par des riffs bien sentis, assez mélodiques et ultra-prenants comme celui qui arrive au deux tiers de Gospels of Treachery. Les tremolos infernaux sont au rendez-vous.
Une production crue mais sans excès, un chouïa moins cryptique que celle de Valac, et surtout, une saturation de guitare délectable, soufflant le chaud et le froid, éruption volcanique autant que blizzard polaire, occupant une bonne place dans le mix.
En bref, deux excellents projets dont je vous invite à aller explorer les autres œuvres respectives, vous ne devriez pas être déçu.


