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vendredi 29 avril 2022

PROTON - Imminent Collapse



Des ient-ients pour une décharge de punk/D-beat/HC cru, avec la sauce noise je-m'en-foutiste qui va bien ?
La demo, sortie en novembre dernier par ces enragés du Missouri, arrachait déjà copieusement, et sans surprises aucune, ce EP se charge de poursuivre l’œuvre de déconstruction.
Il y a de l'ambiance, sûr. Rugueuse, impitoyable, mais aussi résolument étrange par de petits arrangements inhabituels, et des soli aux mélodies déstructurées et corrosives.
Un chanteur beugleur à qui on a vraisemblablement craché dans son Yop il y a vingt cinq piges bien tassées, et qui décolère pas depuis.
Voila pourquoi, malgré les apparences très communes au genre, je trouve un petit supplément de je-ne-sais-quoi chez Proton, qui m'a accroché immédiatement, et m'y fait revenir avec plaisir, encore, et encore.

vendredi 11 février 2022

KURITARVITAJA - Descent Into Depression



Si ça dérange pas, restons en Finlande.
Premier album d'un mélange death'n'roll/crust/sludge (eux prétendent jouer du "abusecore") qui m'a bien tapé dans le mille dès le premier contact, et qui continue à faire mouche écoutes après écoutes.
Le toupa-toupa qui a le démon, la caisse claire qui régale tout autant que son tortionnaire, les ambiances déprimées bien épaisses induites par des compos variées dans leur ensemble et solidement campées, les riffs de ces deux guitares qui vous poncent les conduits auditifs aux gros grain, les chants de cintrés féroces, gueulard-en-chef et ses acolytes, tous plus gratinés les uns que les autres...  'pas de doute, voici un de mes premiers coups-de-cœur en 2022.

mercredi 19 janvier 2022

METACHRIST - Fall Into Bloody Carnage

 

Ce ne sera pas une révélation pour ceux qui me connaissent, ni pour ceux qui me lisent régulièrement: même si j'écoute et suis curieux de pas mal de trucs, metal et punk restent -et resteront- mes principales mamelles nourricières.
Inutile par ailleurs d'énumérer, au cours de l'histoire de ces deux genres, les maintes reprises où l'un a influencé l'autre, et vice-versa. N'en déplaise à certains, d'un bord comme de l'autre, c'est un fait, et les faits sont têtus.
Faisant partie de ceux que ça n'a jamais défrisé, bien au contraire, quand un projet comme Metachrist se propose de mêler Sacrilege à Amebix, avec quelques louches de Doom et d'Anti-Cimex, parmi d'autres, dans un creuset de metal bouillonnant, forcément j'y prête l'oreille.
Et je ne suis pas déçu. Parce que ça transpire la sincérité, le même amour indéfectible pour ces deux frères ennemis de la musique-qui-pique. Parce que je n'ai qu'une envie à l'écoute d'un Dominion Soaked In Blood: lever le poing haut et gueuler le refrain encore plus fort que ce qui sort de mes baffles. Parce que le tout est joué avec les tripes, une fureur viscérale mais désabusée dans tous ces riffs plus bonnards les uns que les autres tout au long de ces quelques dizaines de minutes, mêlée à un côté épique et résolument guerrier véhiculé tantôt par les solos, mélodiques ou plus chaotiques (No Horizon, Erected By Our Deaths, Reaper in the Mirror,...), tantôt par les quelques nappes de claviers, en accompagnements ou en introductions, flirtant avec le dungeon synth, ou bien encore les chœurs comme sur Rise Off Your Knees.
De constructions assez classiques, les morceaux ont ce côté accrocheur qui perdure bien au delà des premières écoutes, jusqu'à s'incruster et squatter durablement l'hippocampe où ils feront un vrai carnage parmi vos synapses. Merci qui ?  Merci Metachrist !


jeudi 1 juillet 2021

HALLUXVALGUS - Reflections of Distant Dreams

 


Mais quelle scène chilienne de frappadingues !
Encore en train de digérer le So It Goes de Demoniac, voilà que déboule cet autre o.m.n.i. pas piqué des hannetons.
Death/thrash: check.
Crust/punk: check.
Prog/psyché: check... oh pinaize... même des bouts de doom là-dedans !
Sceptiques envers ce genre de métissage ?  Écoutez ce Reflections of Distant Dreams, et on en reparle après.
Ces compos puent la sincérité, l'envie de rendre hommage tout en suivant sa propre voie, sans se soucier des opinions des nombreux ayatollahs, gardiens de la pureté fantasmée de styles qui au fond leur échappent.
Tour à tour bourrin, chéper, la tête dans les nuages... et les groles bien collées à la crasse terrestre, le tesson de bouteille à la main, et la mine patibulaire.
Servi par une production absolument parfaite, sobre et nature, ces musiciens loin d'être des manchots, évitent aussi l'écueil de la branlette démonstrato-stérile.
Bon sang, c'te tuerie sans nom !