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vendredi 6 janvier 2023

RODODENDRONS - Stop the World



Besoin d'un petit coup de pied au fondement pour te remettre d'équerre ?  J'ai ce qu'il te faut.
Rien de tel que du punk rock remuant au possible. En sus, celui-ci baigne dans les nappes d'un clavier/orgue oscillant entre sonorités rétro et synth punk. On sait plus trop où on habite, est-ce la fin des 70's ou 2023 ?
Ajoute à ça les lignes solides d'une basse bien ronde et un gueulard bien en voix, et zou !  t'es reparti pour une révolution (de la Terre autour du Soleil). Bon peut-être pas, mais ça te tiendra debout au moins pour le week-end.

mercredi 23 novembre 2022

TYRANT - Degenerate

 

Pas très productifs ces Danois.
Une bombe, un EP en 2017: trois déflagrations punk/Oi! d'une virulence peu égalée, et puis plus rien.
Plus rien, jusqu'à ce jour, et un nouvel EP totalement inespéré. Définitivement, on ne peut pas dire que ce soit des bourreaux de travail, puisqu'il faudra se contenter de quatre titres cette fois-ci.
Mais alors, pour ce qui est de faire sauter le quartier, tomber les murs, et tes chicots par la même occaz', pardon !  Ces gus savent y faire !
Sous des airs ultra bas du front, la musique de Tyrant démontre un talent incroyable, à la fois d'une brutalité inouïe, mais en aucun cas dénuée d'intelligence. Soyons fou, je parlerai même d'une certaine finesse. Ah si, j'insiste.
Parce qu'en toute honnêteté, des groupe du genre, qui pondent des bouses pour décérébrés du macadam, c'est pas ce qui manque. Et si, de fait, c'est la foire au bourre-pif, ça l'est dans une euphorie communicative fascinante, façon Sauveur: la distribution mirobolante de pains tous azimuts. Vi, mais bon sang, par quel miracle alors !?  Est-ce les riffs élémentaires à la Ramones-sous-stéroides, fédérateurs dans la haine de son prochain ?  Le chant de déménageur façon Paul Bearer (Sheer Terror, tu connais ?) qui parvient lui aussi à glisser quelques subtilités au milieu de la pluie de glaviots qui te tombent sur le coin de la tronche ?  Les sacro-saintes bretelles punk/oi!-ides ?
Les voies du saigneur sont résolument impénétrables.

lundi 31 octobre 2022

STRESS POSITIONS - Walang Hiya



Entre la gueularde derrière le micro et son timbre acide, hautement corrosif, et des compos beaucoup plus travaillées que de vulgaires et expéditives déflagrations punk au ras du bitume.
Entre l'urgence permanente, et les retournements de situations bien placés (ouaip, ces zozos là savent ce que "dynamique" veut dire).
Entre tout ça, pour peu que tu ne sois pas allergique au punk rock dérangé et déglingué au possible, je ne vois pas pourquoi tu t'obstinerais à passer à côté de cette demo.

vendredi 14 octobre 2022

КАЛАНДАР - Домок о шести досок



Sorti il y a près d'un an maintenant, voici un album de black/punk particulièrement abrasif.
Le larsen qui te vrille le tympan d'entrée... ok, t'as vu où t'as posé les esgourdes.
Les autochtones t'ont alpagué. Mais qu'est-ce que t'es venu trainer tes schlaps dans la zone ?
Ici, ça ne minaude pas. On te tombe sur le râble, dru. T'auras pas le temps de moufter que déjà l'atmosphère irrespirable, l'odeur de pneus brulés, et les relents de pisse, te feront suffoquer. Étourdi, tu ne verras même pas pleuvoir les premiers coups.
Ces Russes sont intransigeants certes, mais pas complètement sans nuance (pas complètement j'ai dit). Ils s'y connaissent aussi en torture psychologique primaire, allant presque jusqu'à t'aider à te relever, avant de te balancer un glaviot en pleine face, et de reprendre de plus belle la correction.
Toupa-Toupa et Patou-Patou au pays merveilleux de Poutine. Original, sûrement pas. Mais ce qui compte ici n'est pas tant le "quoi", que le "comment".

vendredi 7 octobre 2022

SLEEPING WITCH & SATURN - The Divine Madness of Spring



De loin, comme ça, ça pourrait ressembler à un énième ersatz. Le truc bien ficelé, dans les rails, mais qui ne fait pas long feu. Et puis... et puis les approches variées de chaque piste faisant toutes mouche, il faut bien se rendre à l'évidence: cet album claque, et a toutes les chances de continuer à tourner avant qu'on en ait bien cerné tous les aspects.
Réminiscences Smashing Pumpkins (rien que le début de Midnight Launderette, si c'est pas flagrant...), Mclusky, Sonic Youth en veux-tu, en voilà. D'autres trucs plus obviously post-punk/new wave.
Insolent ?  Peut-être bien, mais tout semble si naturel, si facile, basique, immédiat... et en même temps l'ensemble est d'une richesse assez bluffante, et reste cohérent.
Tantôt fragile, tantôt roc (et rock, et pas qu'un peu).
Se ballade souvent au bord de la falaise, mais ne chute jamais.

mardi 9 août 2022

PERSONⒶ - Free Your Mind!

 


Cinq nénettes New-Yorkaises, un rien schlag, prêtes à faire péter la baraque.
Un punk immédiatement prenant, explosif, déglingué. Noise aussi, forcément. Une gueularde qui a dû sortir première de sa promotion, dans son chenil pour chiens méchants.
Les accélérations scélérates qui te laissent en PLS (limite PxV), et à l'opposé ces ralentissements downtempo qui t'écrasent encore au sol... avant que tout s'emballe à nouveau, hors de contrôle, ventilé...  'des malades, je te dis...  rhoo le tournis de ces lignes de basse... impitoyable.
Quand on pense qu'elles sont restées assises sur cet album près de deux ans !  Assez perdu de temps, on va m'écouter ça fissa (ainsi que leur promo de mai dernier), et que ça saute !

vendredi 17 juin 2022

OTRAS - Cintorín Blues

 


Des albums, EPs, ou demos de black/punk, ces dernières années, il en sort treize à la douzaine, presque tous les jours.
Nécessairement, ça peut finir par lasser, surtout s'il n'y a aucune valeur ajoutée. Ce qui, bien entendu, n'est pas le cas d'Otras et de son EP Cintorín Blues, beaucoup plus profond et riche que ce qu'une première écoute superficielle pourra révéler: j'ai pas été loin de le regarder de haut et de me dire: oarff, sympa mais déjà vu (et surtout entendu^^).
Il y a la hargne primaire, l'envie incoercible de tout décheniller, cela va sans dire, contrebalancée par un sens certain de la composition et de la dynamique, incarné par des breaks idéalement placés et des changements de tempi multiples (raaah ces blasts cradingues et impitoyables !); mais aussi, une ambiance noir c'est noir peu commune.
Autres motifs de réjouissance: la basse obèse et over-saturée (elle et la guitare se tirent grave la bourre), et surtout, ce "chanteur" aux cordes vocales délicatement travaillées au papier de verre, qualité gros grain.
La capacité à réunir ultra-violence et un certain genre de raffinement (Oui. Toute proportion gardée, bien entendu) n'est pas donnée à n'importe quels clampins.
Assez flippant cet EP, pour tout dire.

mardi 14 juin 2022

ISS - (Endless Pussyfooting)



En voici du punk qu'il était "frais" !
'fin... façon de parler, puisque cet enregistrement date déjà de 2017... mais on se comprend.
Certainement déjà connu de celles et ceux qui laissent trainer leurs esgourdes du côté schlag, peut-être un peu moins des autres, ISS est un duo formé vraisemblablement en 2012 et basé en Caroline du Nord.
Entrainante, motivante, la musique d'ISS se veut minimaliste et paradoxalement, riche de plein de bidouilles variées. Irrespectueuse, affranchie de la majeure partie des codes qui finissent toujours par tuer, on ne peut pas faire plus keupon.
Maîtres dans l'art de la ligne de basse imparable, détendus du gland, ces dégénérés osent tout, comme la rythmique de (919) SUI-CIDE, détournement outrageux de celle de She's Lost Control (criant sur les premières mesures, si bien qu'à l'aveugle la première fois , j'ai cru à une reprise)
Le chant, ainsi que certains plans me renvoient étrangement vers Mclusky, le groupe de rock indé gallois, que si tu connais pas, vas-y, c'est très cool (en particulier l'album The Difference Between Me and You Is That I'm Not on Fire).
Oh, et pire !!  Les gars samplent Lady Sovereign sur la monumentale Endless Drip !
C'est trop pour moi, je peux pas lutter.

vendredi 3 juin 2022

VOLE - Dej Bůh Pěstí



Voici du punk psyché dru, déchainé.
Cet album m'évoque un pauvre hère, aviné et vindicatif, véritable marteau-pilon lors de ses phases les plus aigües de Delirium Tremens... et occasionnellement porteur d’une certaine fraicheur, et même légèreté (Slunce). Étrangement.
C'est bien d'ailleurs ce genre de paradoxe qui fait que je m'attarde sur le cas de Vole et pas sur celui d'un milliard d'autres épaves au mal-être dénué de toute nuance, abrutissant.
Le lascar en question, lui, s'est tellement fendu la gueule qu'on entrevoit passer la lumière, furtivement. Les réminiscences éparses de Dead Kennedys (Heavy Metal je mi 13), ou même de Sonic Youth (Tvůj rozsudek je smrt (smrdíš)).
8.6 tiède et chicots qui tombent, demandez le programme !

vendredi 29 avril 2022

PROTON - Imminent Collapse



Des ient-ients pour une décharge de punk/D-beat/HC cru, avec la sauce noise je-m'en-foutiste qui va bien ?
La demo, sortie en novembre dernier par ces enragés du Missouri, arrachait déjà copieusement, et sans surprises aucune, ce EP se charge de poursuivre l’œuvre de déconstruction.
Il y a de l'ambiance, sûr. Rugueuse, impitoyable, mais aussi résolument étrange par de petits arrangements inhabituels, et des soli aux mélodies déstructurées et corrosives.
Un chanteur beugleur à qui on a vraisemblablement craché dans son Yop il y a vingt cinq piges bien tassées, et qui décolère pas depuis.
Voila pourquoi, malgré les apparences très communes au genre, je trouve un petit supplément de je-ne-sais-quoi chez Proton, qui m'a accroché immédiatement, et m'y fait revenir avec plaisir, encore, et encore.

vendredi 15 avril 2022

LAMENT - Demo


 

Il ne faudra plus rien attendre de ce groupe de raw black/punk/post-punk. Il n'est plus.
Une demo bien bath, et puis ils mettent les voiles. Même pas un petit gig, rien.
Pourtant je voyais ça d'ici, moi.
Avec leurs riffs qui sentent le renfermé, coincés depuis trente piges dans la cave d'un bar goth-metal (pire que feu la Tragedia, à Montpel' - pour les connaisseurs), bien macérés dans un jus nécro-déglingo-punk; leur chanteur bipolaire qui hésite probablement entre le suicide à la petite cuillère et l'espoir d'un Reinhard Heydrich nouveau pour sauver la patrie du communisme (ou est-ce l'inverse ?).
L'ambiance singulière, et selon vos goûts séduisante ou inversement, repoussante: ça sent un peu comme dans les pissotières moldaves* (pire que les chiottes à la turque)(non, en vrai j'en sais rien, mais ça sonne bien).
5h34 du matin: réveil dans un bar sordide de Prague, atmosphère rance, enfumée, la sono crachote un mélange indicible de heavy metal et de pop albanaise. En slip, couvert de gerbe et de sang. Là, le gros Janek, la peau huileuse et poilue, de la poudre blanche plein sa moustache, demande si tu aimes la confiture avec tes croissants.
"Voyagez, voyagez !" qu'y disaient !

*L'auteur nie formellement avoir déjà mis ne serait-ce qu'un orteil dans les dits établissements. En revanche il connait très bien les chiottes de restaurants-à-mariachis-pour-touristes au Mexique, mais c'est une autre histoire.
** L'auteur ne demandera pas pardon pour l'amoncellement de viles caricatures céans. 

*** Allez écouter, je vous dit !  c'est vachement bien.

jeudi 31 mars 2022

PEACE VAULTS - Peace Vaults



Les sorties mêlant bm et punk/post-punk se multiplient ces dernières années, et comme d'hab' dans ces cas là, y a à boire et à manger.
La demo de Peace Vaults vaut franchement le détour pour celui qui goûte ce genre de sonorités. La production est quelque peu rachitique, crue, mais au poil pour le propos général.
Riffs tantôt désabusés, tantôt hargneux, quelques bidouilles électroniques de-ci de-là, une voix à la fois glaçante et remplie d’émotions, que cela soit sur les passage en clair, ou les vociférations de bête blessée.
Désabusée, meurtrie, mais assurément addictive. Ainsi est la musique de Peace Vaults.

mardi 15 mars 2022

MORTSAFE - Exit Womb, Enter Death



Mortsafe nous vient du Royaume-Uni, et donne dans un black/punk vindicatif, mais non dénué de mélodies accrocheuses, en évitant de glisser dans la guimauve.
C'est même plutôt abrasif, corrosif, énergique sur les morceaux les plus expéditifs (toutes proportions gardées, c'est pas du grindcore).
Mais là où Mortsafe démontre un talent de composition certain, c'est sur les morceaux un chouïa plus longs, Said and Done, et A Mourning, avec une assez grande variété du propos, passant de séquences rampantes, étouffantes, à deux doigts d'être potentiellement qualifiées de ritualistes, voire même d'ambient, et de mid-tempos carrément hardcore.
Peut-être pas incontournable, certes. Néanmoins la versatilité de l'ensemble de cette demo devrait tout de même interpeller, et mener à garder un œil et une oreille sur la suite des évènements.

mercredi 23 février 2022

SLIMY MEMBER - Ugly Songs For Ugly People



De Christian Death, je suis surtout fan du premier album. L'énergie punk et l'ambiance délétère, pernicieuse. Toi qui me lis, si tu partages le même sentiment, alors tu te dois de connaitre Slimy Member, et si ce n'est pas le cas je t'invite à réparer ta bévue de toute urgence.
Après une demo et un EP remarquables -et remarqués-, Ugly Songs For Ugly People, sorti en 2017, est un hommage sincère à la gloire de Only Theater of Pain, mais surtout au riffing d'un monsieur dont je porte le travail très haut dans mon estime, je veux évidemment parler de Rikk Agnew.
En effet, on trouvera ici de forts relents purement et sauvagement punks, réminiscences de Adolescents, ou même de D.I., cela ne fait pas l'ombre d'un doute.
Non. En fait, même si le deathrock/post-punk c'est pas ta came favorite, tu déconnes sévère si tu passes à côté sans essayer.


mercredi 19 janvier 2022

METACHRIST - Fall Into Bloody Carnage

 

Ce ne sera pas une révélation pour ceux qui me connaissent, ni pour ceux qui me lisent régulièrement: même si j'écoute et suis curieux de pas mal de trucs, metal et punk restent -et resteront- mes principales mamelles nourricières.
Inutile par ailleurs d'énumérer, au cours de l'histoire de ces deux genres, les maintes reprises où l'un a influencé l'autre, et vice-versa. N'en déplaise à certains, d'un bord comme de l'autre, c'est un fait, et les faits sont têtus.
Faisant partie de ceux que ça n'a jamais défrisé, bien au contraire, quand un projet comme Metachrist se propose de mêler Sacrilege à Amebix, avec quelques louches de Doom et d'Anti-Cimex, parmi d'autres, dans un creuset de metal bouillonnant, forcément j'y prête l'oreille.
Et je ne suis pas déçu. Parce que ça transpire la sincérité, le même amour indéfectible pour ces deux frères ennemis de la musique-qui-pique. Parce que je n'ai qu'une envie à l'écoute d'un Dominion Soaked In Blood: lever le poing haut et gueuler le refrain encore plus fort que ce qui sort de mes baffles. Parce que le tout est joué avec les tripes, une fureur viscérale mais désabusée dans tous ces riffs plus bonnards les uns que les autres tout au long de ces quelques dizaines de minutes, mêlée à un côté épique et résolument guerrier véhiculé tantôt par les solos, mélodiques ou plus chaotiques (No Horizon, Erected By Our Deaths, Reaper in the Mirror,...), tantôt par les quelques nappes de claviers, en accompagnements ou en introductions, flirtant avec le dungeon synth, ou bien encore les chœurs comme sur Rise Off Your Knees.
De constructions assez classiques, les morceaux ont ce côté accrocheur qui perdure bien au delà des premières écoutes, jusqu'à s'incruster et squatter durablement l'hippocampe où ils feront un vrai carnage parmi vos synapses. Merci qui ?  Merci Metachrist !


vendredi 24 décembre 2021

GAOLED - Bestial Hardcore Demo


 

Comme le Port-Salut, quoi.
En dépit de ce jaune flashy, autant le dire tout de suite: le contenu est pas jojo.
Je parle d'humeur évidemment, parce que pour le reste, ces Australiens adeptes d'un punk/hardcore vicié, maladif et rentre-dedans ne font pas dans la demi-mesure.
Tempi variés, goût non dissimulé pour un martelage de plomb, riffs vindicatifs, abrasifs, quelques tremolos qui sentent le soufre, un solo à la guitar-zero, et l'aboyeur sur les nerfs. V'là l'tableau.
Le tout servi par une production relativement puissante et naturelle, légèrement cra-cra, mais rien de tel pour le genre -et pour décrasser les conduits auditifs.
J'apprécie ces compos courtes, efficaces, suffisamment variées, et j'ai nécessairement hâte d'en entendre plus. Vous aussi, sûr.


samedi 6 novembre 2021

GHETTO GOSPEL - The Price You Pay E.P.

 


Ça vous dit une bonne dose de punk/hardcore mâtiné de oi! et de thrash qui tâche, avec intro/outro et nom chipés à 2Pac, le tout expédié en moins de douze minutes qui n'en semblent que trois ? Non ?!  Mais si, voyons... vous le regretterez pas !!
À l'oreille, ça sonne terriblement NYHC, pourtant ces joyeux lurons nous viennent de Grèce.
Gros groove, lattage à tous les étages, énergie ultra communicative tout en restant à la fois sombre et, paradoxalement, fun.
Chaud bouillant, ramasse tes dents.

lundi 16 août 2021

ALTAR OF EDEN - Chimeras



Amis consommateurs de death rentre-dedans, de black haineux... et bien désolé, mais celui-ci ne sera pas pour vous.
Encore que... tentez l'aventure. Vous pourriez vous découvrir de nouveaux horizons... aussi sinistres, si ce n'est plus !
Atar of Eden, c'est un projet apparemment originaire du Texas, et qui joue un punk/post-punk... dark punk... new wave... cold wave... 'fin bon vous situez à peu près le truc.
Éminemment respectueux de ses illustres ainés qui ont engendré le genre à la fin des 70s/ début 80s, les individus qui œuvrent derrière font ici preuve d'un certain sens de la composition, simple, mais pas simpliste.
Peut-être encore un peu trop scolaire, mais tout de même grandement appréciable.
De cette bàr passée au phaser qui ouvre le premier morceau jusqu'à ces chants religieux qui clôturent, il se dégage un sentiment d'abandon, de résignation pleine d'amertume, et par la même, curieusement, l'apaisement vous envahi.
On en danserait presque. Moi, en tout cas, j'ai envie de danser, en écoutant la dévergondée Genesis, genre de croisement entre un riffing à la Dead Kennedys, et un emballage glacial et mortifère, façon Joy Division.
Plus globalement, il ne sera pas interdit de penser à Christian Death également.
La basse ici joue un rôle essentiel... déshabillée... des allures d'anorexique même... mais pourtant si belle !  C'est à elle que l'on doit ces lignes mélodiques totalement désabusées !
Et puis il y a le chant, lui aussi dans les canons du genre, plaintes et psalmodies funèbres à gogo.
En ces temps, de bon ton.

jeudi 8 juillet 2021

DIRECT THREAT - Direct Threat


 

Oh pas besoin d'ergoter des heures sur celui-ci, je ne vous ferai même pas l'affront d'expliquer à qui et à quoi font référence ce nom de groupe et cette pochette.
Direct Threat, c'est huit morceaux d'un sale punk/HC-direct-dans-ta-trogne, extrêmement rugueux, écorché vif, et expédié en même pas dix minutes.
Simple, avec suffisamment de breaks et de changements de tempo qui maintiennent une dynamique et un sentiment d'urgence permanent.
Rhaa et puis ce son, ultra basique, brut, élémentaire... cette caisse claire qui claque parfaitement donne le ton de cet EP dès ses premières mesures, suivie par une basse qui va ramoner vos conduits auditifs, une guitare corrosive comme pas deux, et un aboyeur qui s'est vraisemblablement évadé d'un chenil pour chiens méchants.
Comment ?  C'est pas original ?  Non peut-être pas, mais j'm'en tape, et je crois qu'eux aussi.

jeudi 1 juillet 2021

HALLUXVALGUS - Reflections of Distant Dreams

 


Mais quelle scène chilienne de frappadingues !
Encore en train de digérer le So It Goes de Demoniac, voilà que déboule cet autre o.m.n.i. pas piqué des hannetons.
Death/thrash: check.
Crust/punk: check.
Prog/psyché: check... oh pinaize... même des bouts de doom là-dedans !
Sceptiques envers ce genre de métissage ?  Écoutez ce Reflections of Distant Dreams, et on en reparle après.
Ces compos puent la sincérité, l'envie de rendre hommage tout en suivant sa propre voie, sans se soucier des opinions des nombreux ayatollahs, gardiens de la pureté fantasmée de styles qui au fond leur échappent.
Tour à tour bourrin, chéper, la tête dans les nuages... et les groles bien collées à la crasse terrestre, le tesson de bouteille à la main, et la mine patibulaire.
Servi par une production absolument parfaite, sobre et nature, ces musiciens loin d'être des manchots, évitent aussi l'écueil de la branlette démonstrato-stérile.
Bon sang, c'te tuerie sans nom !