Affichage des articles dont le libellé est HARDCORE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HARDCORE. Afficher tous les articles

dimanche 30 avril 2023

DOOM BEACH - Copperhead



Je me demande bien pourquoi j'ai pas déjà lâché un mot pour Doom Beach. Enfin, je l'ai fait, comme ça, en passant, ailleurs, à l'une ou l'autre de mes connaissances... mais pas ici.
C'est un tort. Limite impardonnable. Car pour celui qui éprouve un quelconque intérêt pour la scène noise/hardcore, ce Copperhead est un must.
Aucune chance d'en réchapper. Harcelé, concassé, broyé... ouaip tout ça. Le sludge-hardcore-noise-post-mes-genoux des deux gaillards de Doom Beach ne te laissera aucun répit. La béchamel infernale, tête la première dans la sauce aigre-pas-doux mon petit pote.
Et avec élégance en sus. Une classe qui ne peut être ignorée, l'état de grâce atteint au milieu des décombres. Comme une évidence. Le lotus, tout ça.

jeudi 1 décembre 2022

OVERPOWER - Overpower 2022



Inutile de jouer les ingénus, les Britanniques qui forment le groupe Overpower n'ont pas été insensibles à la tornade Power Trip.
Ils se sont engouffrés dans son sillage, comme de nombreuses autres formations dans le monde entier. Et certes, cela s'entend. Que ce soit dans la virulence des attaques, ou certaines intonations du chant qui ne laissent que peu de doute.
Maintenant, est-ce qu'il s'agit d'un copycat sans âme, sans le moindre autre intérêt que de singer un groupe qui est d'ores et déjà devenu culte (même si ces gars n'avaient strictement rien inventé de neuf, soyons honnêtes) ?  Arf, tu te doutes bien que si je choisis d'en parler ici, c'est que mon sentiment est clair.
Il y a beaucoup plus que de l’opportunisme ici.  Le truc est sincère, et propose une approche assez variée, flirtant parfois avec le death ou le heavy, que cela soit dans les rythmiques, les guitares, ou le chant. Il y a un véritable intelligence dans ces compositions qui offrent variations, subtilités discrètes, mais néanmoins bien présentes, et qui font de cet EP une chouette réussite, et un vrai plaisir à écouter. Je me garderai bien de prophétiser quoi que ce soit en ce qui concerne leur avenir, mais je suis tout de même curieux d'entendre la suite, et tu devrais l'être également.

mercredi 23 novembre 2022

TYRANT - Degenerate

 

Pas très productifs ces Danois.
Une bombe, un EP en 2017: trois déflagrations punk/Oi! d'une virulence peu égalée, et puis plus rien.
Plus rien, jusqu'à ce jour, et un nouvel EP totalement inespéré. Définitivement, on ne peut pas dire que ce soit des bourreaux de travail, puisqu'il faudra se contenter de quatre titres cette fois-ci.
Mais alors, pour ce qui est de faire sauter le quartier, tomber les murs, et tes chicots par la même occaz', pardon !  Ces gus savent y faire !
Sous des airs ultra bas du front, la musique de Tyrant démontre un talent incroyable, à la fois d'une brutalité inouïe, mais en aucun cas dénuée d'intelligence. Soyons fou, je parlerai même d'une certaine finesse. Ah si, j'insiste.
Parce qu'en toute honnêteté, des groupe du genre, qui pondent des bouses pour décérébrés du macadam, c'est pas ce qui manque. Et si, de fait, c'est la foire au bourre-pif, ça l'est dans une euphorie communicative fascinante, façon Sauveur: la distribution mirobolante de pains tous azimuts. Vi, mais bon sang, par quel miracle alors !?  Est-ce les riffs élémentaires à la Ramones-sous-stéroides, fédérateurs dans la haine de son prochain ?  Le chant de déménageur façon Paul Bearer (Sheer Terror, tu connais ?) qui parvient lui aussi à glisser quelques subtilités au milieu de la pluie de glaviots qui te tombent sur le coin de la tronche ?  Les sacro-saintes bretelles punk/oi!-ides ?
Les voies du saigneur sont résolument impénétrables.

lundi 31 octobre 2022

STRESS POSITIONS - Walang Hiya



Entre la gueularde derrière le micro et son timbre acide, hautement corrosif, et des compos beaucoup plus travaillées que de vulgaires et expéditives déflagrations punk au ras du bitume.
Entre l'urgence permanente, et les retournements de situations bien placés (ouaip, ces zozos là savent ce que "dynamique" veut dire).
Entre tout ça, pour peu que tu ne sois pas allergique au punk rock dérangé et déglingué au possible, je ne vois pas pourquoi tu t'obstinerais à passer à côté de cette demo.

vendredi 19 août 2022

THROWE - Forefald



Il y avait longtemps que les chemins de l'Intervalle ne t'avaient pas mené au Danemark. On sait tous que ça ne pouvait pas durer.
'Pis vise un peu: l'odieux mélange bm/hc, rien que ça. L'agencement devenu bien ignoble, épouvantail à gens de bon goût. En tout cas c'était mon à priori jusqu'à ce que je pose mes oreilles sur Throwe.
Pourtant tout y est: les arpèges dissonants sur rythmique pachydermique, offrant toutes sa place au hurleur-en-souffrance de service, les emballements occasionnels, l'abandon feint, pour mieux te rattraper par le colbac... Ah tu n'y crois pas ?  Vois-tu, homme-femme-non-identifié de peu de foi, il se trouve qu'ici les mélodies des guitares parviennent à transpercer même les plus épaisses postures, et ne donnent pas dans le putassier ce faisant. Admire le job d'équilibriste.
À quoi bon lutter, c'est le Danemark. Tu peux pas test.

jeudi 30 juin 2022

BAT SACRIFICE - Infected Sorcery

 


Bat Sacrifice, sous ses allures toutes rodées, c'est quand même un peu un omni. Si, un peu quand même.
Composé par des vétérans de la scène de Cleveland, Ohio (Fistula, Innoculation, et j'en passe), sorti sur un label orienté death et grind, autant dire tout de suite que le contenu de ce EP balaye bien plus large que ça... et, pour être honnête, ça balaye surtout "à côté", puisque ce que j'entends n'est pas tellement death, ni grind. Ça serait plutôt doom, sludge, hardcore, bien bordélique et noise sur les bords. En gros: z'ont pas franchement l'intention de te faciliter la tâche si tu tiens à tout prix à les faire rentrer dans une case.
Des guitares et des "soli" complètement nawak/anti-guitar-hero qui insufflent un sentiment de chaos et une tension palpable de longue. Une mauvaise humeur permanente... ah 'sont pas amicaux les bougres... et tant mieux !  En particulier, le "chant" qui n'en est pas véritablement un: le gus crache juste sa bile infecte, invective à tout va. Mais alors il le fait rudement bien.
La b.o. idéale pour celles et ceux qui ruminent et ronchonnent face à un monde et une société qui réussit le tour de force d'être chaque jour plus absurde.

mercredi 11 mai 2022

KOBOL - Void



Je l'ai déjà dit que je me sentais à nouveau beaucoup d'appétence pour tout ce qui gravite autour du grind ?  Je sais plus, et on s'en carre. Mais si les sorties de cette première moitié de 2022 me donnent pleine satisfaction de ce côté, cela n'interdit en aucun cas de revenir un tout petit peu dans le temps, surtout quand c'est pour débusquer des tueries dans le genre de Kobol, mêlant à leur sauce grind, powerviolence et hardcore.
Pas besoin de remonter très loin d'ailleurs, puisque Void est sorti le 1er janvier 2020.
Avec un gueulard et des chœurs très typés hardcore, ne laissant aucun doute sur l'envie d'en découdre de ces Norvégiens, posés sur des compos énergiques balançant entre bovinitude assumée et élans aériens (si, si, j'ose), tout en vélocité.
Et si en plus on trouve une belle basse granuleuse qui joue souvent le premier rôle, renforçant le côté bagarreur, je savoure et en redemande.

vendredi 29 avril 2022

PROTON - Imminent Collapse



Des ient-ients pour une décharge de punk/D-beat/HC cru, avec la sauce noise je-m'en-foutiste qui va bien ?
La demo, sortie en novembre dernier par ces enragés du Missouri, arrachait déjà copieusement, et sans surprises aucune, ce EP se charge de poursuivre l’œuvre de déconstruction.
Il y a de l'ambiance, sûr. Rugueuse, impitoyable, mais aussi résolument étrange par de petits arrangements inhabituels, et des soli aux mélodies déstructurées et corrosives.
Un chanteur beugleur à qui on a vraisemblablement craché dans son Yop il y a vingt cinq piges bien tassées, et qui décolère pas depuis.
Voila pourquoi, malgré les apparences très communes au genre, je trouve un petit supplément de je-ne-sais-quoi chez Proton, qui m'a accroché immédiatement, et m'y fait revenir avec plaisir, encore, et encore.

mardi 29 mars 2022

XLODEAX - Chocolulu Shlacore



D'accord, c'est probablement une des plus hideuses pochettes que j'ai croisé depuis le début d'année. D'accord, c'est aussi un des noms d'album les plus tartes qu'il m'ait été donné de croiser.
Faut croire que le combo des deux est pas si idiot que ça, car devant un tel amas de portnawak, j'ai immédiatement voulu écouter pour me faire une idée de jusqu'où s'étendaient les dégâts.
Et bien m'en a pris. Oh que oui !   
Offrant un mélange plutôt équilibré de grindcore, hardcore, et powerviolence, totalement décomplexé, et laissant même quelques embryons de mélodies fleurir ici et là (rien que la basse sur l'intro), la musique des Israéliens est idéale pour les matins difficiles.
Mieux qu'une cure du Juvamine.
À la fois d'une simplicité élémentaire, tout en étant parsemée de ces petits détails, et autres arrangements, qui font souvent la différence. Chants assez variés, entre les éructations d'un lobotomisé de service (selon les goûts de tout un chacun, il pourra faire sourire ou agacer...) et gueulantes déchirées, il y a de quoi faire de ce côté.
Pour le reste, c'est efficace et virulent, accidenté, et servi par une production claire et sans chichis. Que demander de plus ?

vendredi 24 décembre 2021

GAOLED - Bestial Hardcore Demo


 

Comme le Port-Salut, quoi.
En dépit de ce jaune flashy, autant le dire tout de suite: le contenu est pas jojo.
Je parle d'humeur évidemment, parce que pour le reste, ces Australiens adeptes d'un punk/hardcore vicié, maladif et rentre-dedans ne font pas dans la demi-mesure.
Tempi variés, goût non dissimulé pour un martelage de plomb, riffs vindicatifs, abrasifs, quelques tremolos qui sentent le soufre, un solo à la guitar-zero, et l'aboyeur sur les nerfs. V'là l'tableau.
Le tout servi par une production relativement puissante et naturelle, légèrement cra-cra, mais rien de tel pour le genre -et pour décrasser les conduits auditifs.
J'apprécie ces compos courtes, efficaces, suffisamment variées, et j'ai nécessairement hâte d'en entendre plus. Vous aussi, sûr.


mercredi 22 décembre 2021

MOURNED - Devoured Humanity


 

Merci toute douce.
Sans toi, j'aurais bien été capable d'oublier pour de bon cette tuerie, ce répugnant condensé de violence pachydermique et gratuite (ou presque) en provenance du Massachussets.
Mourned, c'est donc un death metal des plus lourd, rugueux, des lignes de guitares ultra grasses, agrémenté d'une grosse louche de hardcore bien fat lui aussi, et pourtant l'ensemble ne dégage à aucun moment le côté lourdingue qui tape dans le vide de nombre d'autres formations naviguant dans les mêmes eaux.
C'est même paradoxalement assez fin au niveau de l'écriture, sachant jouer de la dynamique rythmique, des ambiances malveillantes aux parties plus dévastatrices et sans concession.
Ce qui me rend d'autant plus colère d'avoir pu, ne serait-ce qu'un instant, oublier l'existence de ce groupe.
C'était donc fin 2019... bon, qu'est-ce qu'ils glandent là ?  Ils s'imaginent pas qu'ils vont nous planter maintenant: on pourrait friser l'hypolipémie !

samedi 6 novembre 2021

GHETTO GOSPEL - The Price You Pay E.P.

 


Ça vous dit une bonne dose de punk/hardcore mâtiné de oi! et de thrash qui tâche, avec intro/outro et nom chipés à 2Pac, le tout expédié en moins de douze minutes qui n'en semblent que trois ? Non ?!  Mais si, voyons... vous le regretterez pas !!
À l'oreille, ça sonne terriblement NYHC, pourtant ces joyeux lurons nous viennent de Grèce.
Gros groove, lattage à tous les étages, énergie ultra communicative tout en restant à la fois sombre et, paradoxalement, fun.
Chaud bouillant, ramasse tes dents.

mardi 19 octobre 2021

CHAOTIC INJUSTICE - Demo 2021


 

Trois titres, dix minutes à peine, et puis s'en va.
Non, ne partez pas vous aussi, ça serait dommage de passer à côté de cette petite demo.
Surtout si vous aimez le thrash US, et que vous ne crachez pas sur quelques légers relents épars de Cro-Mags, voire Suicidal Tendencies.
La balance penche tout de même fortement du côté thrash de la force. Les premiers Exodus, Testament, mais aussi Coroner.
Les riffs sont un poil plus travaillés que de simples assauts bas-du-front de troisième division, sans pour autant tomber dans le pompeux et rasoir, loin s'en faut.
Il y a la fougue, le dynamisme, essentiels au genre. 'Pas de chichi, du direct dans ta face. Une efficacité assez redoutable.
Des breaks et refrains plutôt accrocheurs (Population Control !!), des soli plutôt inspirés... Et une prod' sobre mais suffisamment abrasive, dans les canons des sorties début/mi 80s, signée par un certain C. Koryn (ce Charlie, quel stakhanoviste).
Il n'y a bien que le côté "trop court" de l'ensemble qu'on pourrait reprocher...  Une bonne occasion d'abuser de la fonction "repeat".

mercredi 21 juillet 2021

CHOKE - It's Hard To Talk Shit, With No Fucking Teeth


 

Choke, de Californie, ou toute la finesse d'un chanteur aux faux-air de Paul Bearer de Sheer Terror, délicatement posée sur un HC/PxV/grind qui ne s'embarrasse pas de la moindre subtilité.
Ce qui me surprend le plus, c'est que ça sonne très peu west coast... mais carrément de l'autre bord !   
Alors c'est sûr, le chant n'y est pas pour rien dans cette orientation... mais globalement, il y a une noirceur continue qui suinte de chacune de ces compos. Et si on avait encore un doute, il n'y a qu'à voir qui ils ont choisi de reprendre à la fin de cet EP: Madball.
Quoiqu'il en soit, ça blast, ça mosh. Ça vous rentre dans le lard, et ça vous dérouille, sec et net.
Les gars de Choke crachent leurs tripes, et toute la haine qui y macérait depuis trop longtemps, manifestement.
Pour mon plus grand bonheur, et peut-être le votre !

jeudi 8 juillet 2021

DIRECT THREAT - Direct Threat


 

Oh pas besoin d'ergoter des heures sur celui-ci, je ne vous ferai même pas l'affront d'expliquer à qui et à quoi font référence ce nom de groupe et cette pochette.
Direct Threat, c'est huit morceaux d'un sale punk/HC-direct-dans-ta-trogne, extrêmement rugueux, écorché vif, et expédié en même pas dix minutes.
Simple, avec suffisamment de breaks et de changements de tempo qui maintiennent une dynamique et un sentiment d'urgence permanent.
Rhaa et puis ce son, ultra basique, brut, élémentaire... cette caisse claire qui claque parfaitement donne le ton de cet EP dès ses premières mesures, suivie par une basse qui va ramoner vos conduits auditifs, une guitare corrosive comme pas deux, et un aboyeur qui s'est vraisemblablement évadé d'un chenil pour chiens méchants.
Comment ?  C'est pas original ?  Non peut-être pas, mais j'm'en tape, et je crois qu'eux aussi.

mercredi 19 mai 2021

EN LOVE - Love Will Drown The Nest



Envie d'une bonne salve de hardcore à vous faire tomber les chicots ?  Passez-vous donc cet EP d'En Love !
Ce jeune groupe nous vient de l'Ohio, et avait déjà commencé à faire trembler les fondations avec sa première demo de 2018.
Ici, on va vraiment entrer dans la phase de destruction, pour tout raser, définitivement, et avec concision.
Car, plutôt en phase avec la nouvelle vague qui a fortement musclé et radicalisé son jeu en allant piocher des éléments parmi divers courants extrêmes, vous devrez vous attendre à des morceaux courts, abrasifs et vindicatifs.
Sans concessions, aucune.
Le groupe n'hésite pas à user de blasts beats par volées powerviolencesques bien placées. Le chant est mordant, rageur.
La production est rude, puissante mais sans abus outranciers ou frauduleux.
Alors oui, dix minutes, c'est court. C'est un EP de hardcore, quoi.

dimanche 25 avril 2021

HOBOSTEW - Legend of the Infected & Product of Conception




Cela va faire des mois que je veux lâcher quelques mots sur Hobostew. Alors allons y !
C'est un quatuor originaire de Detroit et qui verse dans le grind mâtiné de quelques touches hardcore, voir beatdown.
Deux EPs à leur actif, Legend of the Infected en 2019, et Product of Conception en 2020.
Mettons les choses au clair: Hobostew ne réinventent pas la roue. Mais ils la font parfaitement bien mouliner.
Riffs accrocheurs, me renvoyant aux Napalm Death et Brutal Truth des anciens temps, avec quelques relents thrash ici, punk/hardcore là; des mosh parts et un groove salace, de courtes salves de blastbeats; et un growl assez varié, entre l'écorché vif et la porcasse de bon aloi.
Production plutôt puissante mais sale -à point, loin de certaines prod' aseptisées. Encore heureux quand on a choisi de s’appeler "ragoût de clodo".
On appréciera également une certaine dose d'humour (I'm Hardcore, Hobocop) sans que ça tourne au grind "Juste pour rire
"©.
Product of Conception me semble présenter un poil plus de passages d'obédience beatdown, mais pour le reste, c'est deux solides EPs qui font le job sérieusement, et avec entrain.

mardi 13 avril 2021

BLAST RITES - Beating the Count

 


Ouh, en voilà un qui n'a pas volé son nom !
Blast Rites, ou le death polak qui a bouffé du hardcore au petit déj'.
Il aura presque fallu 10 piges aux membres de ce groupe pour donner une suite à leur premier EP, qui tapait déjà dans la même veine.
On notera tout de même une certaine évolution... compos plus profonde, chiadée.
Néanmoins, vous l'aurez compris, ce n'est pas la finesse le fort de cette formation... on est plutôt face à une machine-à-bourre-pif impitoyable. Riffs et rythmiques, punitifs au possible.
Mon seul bémol, c'est le son de la batterie, de la caisse claire en particulier... trop étouffée à mon goût, elle devrait claquer un peu plus.
Pour le reste, c'est la bande son idéale pour vos séances de démolition dans la très tendance "rage room" de votre psychothérapeute favori.

vendredi 5 mars 2021

SPY - Service Weapon

 


Ayant abordé le cas Scowl précédemment, il eut été quasi criminel de faire l'impasse sur ce court EP de Spy, qui partage au moins un membre avec les fleuristes précités.
Si vous avez un rien de temps devant vous, c'est le moment idéal pour faire la connaissance de ces californiens. Vous ne regretterez pas d'avoir fait le premier pas.
Car dans le genre stomping punk/hardcore, Service Weapon est une déflagration comme on aimerait en rencontrer plus souvent.
Se faire aboyer dessus, passer à tabac, piétiner, laminer, voila le programme de ce comité des fêtes pas comme les autres.
Gisant au milieu des décombres de ce qui était, il y a moins de 7 minutes, votre petit intérieur feng shui... peinant à retrouver votre souffle, la bave aux lèvres... comme moi, vous en redemanderez !


lundi 1 mars 2021

PRESSURE PACT - Scared Off The Streets

 


Ah, les plaisirs simples de la vie... comme se faire tartiner la cheutron à coups de barre à mine.
Allons, inutile de nier... pourquoi seriez-vous là sinon ?
Quoiqu'il en soit, 'pas de supercherie ici, les Néerlandais de Pressure Pact n'ont pas le goût à finasser: ici on tabasse sec, dans les règles de l'art punk/hardcore/oi!, et puis c'est tout. Il n' y a qu'à écouter les tueries que sont Waste Of Boredom, Death For Glory, No Hope, Mob Stalking pour s'en convaincre... on pourrait toutes les citer en fait... ce son cru, féroce, la rage au ventre... cet aboyeur à la voix travaillée au verre pilé... que demander de plus ?!? 
Pour les amateurs de Negative Approach, de la scène East-coast (Boston/NYHC) et d'un early-Exploited, l'accent cockney en moins.
Et un léger goût de trottoir craspec en sus. Mais si, bien sûr que vous savez quel goût ça a. D'ailleurs, n'oubliez pas de ramasser vos chicots.
Bas du front et vindicatif ?  Un peu mon neveu !!